BNP Paribas compte supprimer 921 postes en France dans sa filiale dédiée au crédit à la consommation.
Une annonce qui intervient alors que la maison-mère a affiché un bénéfice net de plus de 10 milliards d'euros en 2022, un record.

Des bénéfices au plus haut, mais des emplois bientôt enterrés. BNP Paribas prévoit de supprimer 921 postes en France sur les 5142 de sa filiale dédiée au crédit à la consommation, BNP Paribas Personal Finance, ont indiqué ce mardi plusieurs sources syndicales à l'AFP. Ces suppressions de postes se feront sans départ contraint, précise la banque. L'essentiel (un peu plus de 700) sera concentré dans des services dits fonctionnels (finance, informatique, marketing...), le reste dans les services opérationnels (centres d'appels, agences Cofinoga, etc.), indique une des sources syndicales.

La filiale "a construit un projet de transformation stratégique pour stimuler la croissance et la profitabilité, et garantir la pérennité de son modèle", justifie la banque dans un communiqué. Elle assure qu'elle accordera "le plus grand respect au processus d'information et de consultation" des élus syndicaux, sans pour autant faire de commentaires sur des discussions "qui viennent juste de débuter".

"Un métier qui a un grand avenir", mais...

BNP Paribas Personal Finance, entité dédiée au crédit à la consommation en France, a été affectée négativement par le retour de l'inflation. "C'est un métier qui a un grand avenir", mais qui subit les conséquences de "la remontée très brutale des taux" et doit donc "s'adapter", a réagi sur BFM Business le directeur général délégué de BNP Paribas Thierry Laborde. Nous "retrouverons des éléments de développement dans le futur", a-t-il promis, "mais, d'ici là, il faut (que ce métier) gère son adaptation, donc il y a un plan de départs volontaires qui est en cours de négociation avec les partenaires sociaux".

Cette période de consultation devrait durer quatre mois. Des "réflexions stratégiques" avaient été présentées aux partenaires sociaux avant Noël. Le métier du crédit à la consommation en magasin avait déjà lourdement souffert des confinements au cours de la pandémie de Covid-19. Et le report de l'achat de certains biens sur internet ne profite pas forcément aux acteurs historiques de ce métier, concurrencés par des start-up comme Alma ou Younited. La capacité de remboursement des emprunteurs, dont le budget est de plus en plus serré par la hausse des prix, peut également inviter à la prudence des banques sur ce marché.

Cette annonce intervient alors que la maison-mère, BNP Paribas, a indiqué quelques heures plus tôt avoir enregistré un bénéfice net record d'un peu plus de 10 milliards d'euros en 2022, affichant ainsi une santé éclatante.


I.N avec AFP

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