Le célèbre fabricant de chariots de courses a été placé ce mardi en redressement judiciaire.
En difficulté depuis plusieurs mois, l'entreprise basée à Dettwiller (Bas-Rhin) emploie 110 salariés.
Elle reste en observation jusqu'au 2 juillet, date à laquelle la justice fera de nouveau le point.

C'est un objet bien connu des Français, tout comme son nom. Si bien que, par antonomase, le mot caddie est entré dans le langage courant pour désigner le célèbre chariot des grandes surfaces. Mais c’est à l'origine une marque. Une marque qui connaît aujourd'hui une nouvelle période difficile. L'entreprise a été placée ce mardi 28 mai en redressement judiciaire par la chambre commerciale du tribunal judiciaire de Saverne (Bas-Rhin), a appris l’AFP auprès de l'avocat du CSE, Pierre Dulmet. 

Depuis 2012, il s'agit du quatrième redressement judiciaire du fabricant basé à Dettwiller. Caddie, qui emploie 110 salariés et tourne au ralenti depuis plusieurs mois, a été placée en observation jusqu'au 2 juillet, date à laquelle la justice fera de nouveau le point, a indiqué à la presse Pierre Dulmet, à l'issue d'une audience à huis clos de moins d'une heure. 

"De gros risques sur l'emploi"

Selon Me Pierre Dulmet, Caddie présente une dette "connue" d'environ "700.000 euros" d'impayés à l'Urssaf. "Je ne peux pas vous dire quelle est la cause du redressement", a expliqué l'avocat, pointant toutefois le transfert "embêtant" il y a quelques années au polonais Damix - qui avait racheté en 2018 l'entreprise alsacienne - de la fabrication de porte-valises pour les aéroports ou les hôtels. 

Le groupe Cochez, qui a repris Caddie quatre ans plus tard, avec l'aide de fonds publics, "a subi ce transfert, il n'y est pour rien", selon Me Dulmet. En mai 2023, l'entreprise avait annoncé arrêter sa production de chariots de supermarché en plastique, arguant d'un souci environnemental. 

"On a un mois pour essayer de trouver des solutions pérennes", a encore indiqué l'avocat aux journalistes. Le groupe Cochez pourrait de son côté présenter un "apurement du passif" avec un nouveau projet industriel. Mais celui-ci "ne serait pas la fabrication de chariots comme aujourd'hui", a avancé Me Dulmet. "Si on arrête la fabrication de chariots, c'est très problématique, il y a de gros risques sur l'emploi."


JC avec AFP

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