Chômage, croissance… Pour l’économiste Daniel Cohen, "tous les voyants sont au vert"

La rédaction de TF1Info
Publié le 28 janvier 2022 à 10h07
JT Perso

Source : L'Invité Politique

Invité de LCI ce vendredi matin, le président de l’Ecole d’économie de Paris est revenu sur le bilan 2021 de la croissance française.
D’après Daniel Cohen, le niveau d’avant crise sera rétabli d'ici l’année prochaine.

"Tous les voyants sont au vert et on n’avait pas prévu ça". Invité de la matinale de LCI ce vendredi matin, l’économiste Daniel Cohen est revenu sur les bonnes performances de l’économie française, qui a sû résister malgré la crise sanitaire. Avec 7% de croissance en 2021, la France “est sur une dynamique de rattrapage des tendances passées”, a-t-il résumé. Ce sont de “magnifiques performances, compte tenu des anticipations qui ne nous amenaient pas du tout ici”.

“On fait 7% car la fin de l’année est très bonne (...) on a dépassé le niveau du dernier trimestre de 2019”, a rappelé Daniel Cohen. 2022 “sera sans doute une bonne année, et c’est vraiment à la fin de l’année prochaine qu'on aura rattrapé le PIB” d’avant crise, selon lui. Un chiffre qui reste toutefois à comparer aux "-8% de 2020”.

La plupart des gouvernements des pays riches ont mis tout ce qu’il fallait pour éviter les faillites

Daniel Cohen

Quant aux chiffres du chômage, ils enregistrent une baisse historique en 2021. D'après l'Insee, il se situe à 8,1% et va descendre jusqu'à 7,6%. Pour Daniel Cohen, plusieurs facteurs expliquent ce rebond "beaucoup plus rapide que prévu". "Face au grand pessimiste des économistes, la plupart des gouvernements des pays riches ont mené des politiques de relance, ont mis tout ce qu’il fallait pour éviter les faillites", a-t-il expliqué, ajoutant que "le chômage partiel a joué un rôle très important", notamment pour éviter que les salariés ne disparaissent du marché du travail. La politique du "quoi qu'il en coûte" a également eu un "rôle fondamental", a-t-il assuré.

Par ailleurs, l'arrivée des vaccins, "beaucoup plus vite que prévu" a accéléré cette relance économique. "Quand il y a une crise financière, les anticipations s’égarent, on est dans une espèce d'attentisme. Là, tout le monde a pu suivre les taux d’incidence, on a vu que la crise était en train de se résolver avant même les vaccins. La reprise n’a pas eu ce temps de latence qu’on observe d'habitude. La respiration s’est remise en marche beaucoup plus vite qu’on avait anticipé", a-t-il expliqué.

Pour Daniel Cohen, ces indicateurs sont "la démonstration que nos économies ont été beaucoup plus résilientes que prévu".


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