"On a amélioré beaucoup de choses" : comment les discothèques se sont préparées à rouvrir

Publié le 16 février 2022 à 19h08

Source : TF1 Info

C'est le grand jour pour les gérants d'établissements de nuit et les fêtards.
Après dix semaines de fermeture, les discothèques rouvrent leurs portes ce mercredi 16 février.
Le port du masque reste recommandé pour les clients et le personnel.

"Demain on sera prêts. Ça va être une vraie fête". Comme promis, les quelque 1500 boîtes de nuit françaises, qui ont été parmi les plus pénalisées avec 18 mois de fermeture sur deux ans de crise, rouvrent leurs portes à partir de ce mercredi 16 février. Avec sa vue sur l'Arc de triomphe à Paris, prisée des touristes étrangers, l'Arc Paris est dans les starting-blocks. Ce club huppé de la capitale se prépare avant sa réouverture, jeudi. "Aujourd'hui on est en plein ménage, astiquage, tout le monde reprend du service, c'est un fourmillement, une effervescence qui est magique", se réjouit son directeur artistique, Antonin Cornet, contacté par TF1info.

Dans cet établissement fermé depuis le 15 décembre, à une période où généralement on se prépare à fêter en boîte de nuit le passage vers une nouvelle année, le choc avait en effet été rude à encaisser pour le personnel. "On avait vraiment espéré pouvoir ouvrir le 31 décembre parce qu'on était complets longtemps à l'avance, donc on a eu beaucoup de déceptions. Et d'un point de vue économique, ce fut une perte très lourde. Les tables coûtent entre 1500 et 5000 euros et on a plus de 40 tables, faites le calcul", avance-t-il. Heureusement les aides ont permis de tenir. "Plus ou moins", tempère le responsable, "car les discothèques ont des frais très lourds : le loyer, surtout à Paris, l'électricité parce qu'on ne peut pas débrancher les machines comme ça, l'entretien... Ce n'est pas si simple". 

"Aucun cluster"

Mais Antonin Cornet l'avoue, le Covid a aussi permis de réinventer les lieux du club de fond en comble. "On s'est dit: soit on se laisse aller, soit on apporte quelque chose de mieux pour nos clients. Du coup, on a changé et amélioré beaucoup de choses", dit-il. Et bien sûr, l'aspect sanitaire a été pris en compte : "on a ajouté des toilettes et on a fluidifié la circulation des clients pour qu'il n'y ait pas de zones où les gens stagnent. En termes de ventilation, comme on a la chance d'avoir un toit-terrasse de 120 m² qui s'ouvre d'un bloc, on peut renouveler l'air très régulièrement. Par ailleurs, une société spécialisée va passer tous les matins pour tout désinfecter, soit 15 personnes qui vont faire ce gros travail de nettoyage", détaille-t-il. 

En outre, comme le prône le gouvernement, le masque restera maintenu pour le personnel et sera recommandé pour les clients. Tandis que l'accès de la boîte de nuit sera conditionnée à la présentation par les clients d'un pass vaccinal valide. Un protocole que le directeur artistique approuve. "Les clubs ont été les bons élèves de la pandémie. Cet été, on a testé 100% des gens qui rentraient. On a par exemple beaucoup de jeunes qui viennent chez nous le samedi soir et vont ensuite voir leurs grands-parents le dimanche, moralement ça nous gênerait beaucoup de ne pas être intransigeants sur les mesures de restrictions. Résultat, on n'a eu aucun cluster", souligne-t-il. 

Autre innovation liée à la crise du Covid, l'Arc Paris va jouer la carte de la découverte avec un concept-store Colette et des expositions d'œuvres d'art à l'entrée. "Avec cette pandémie, les mentalités ont changé. Les gens veulent s'amuser, mais pas seulement. Ils ont aussi besoin d'être surpris", analyse Antonin Cornet. Et jeudi soir, pour la réouverture, pas de show démesuré, mais des nouveaux venus sur la scène artistique. "Le jeudi, habituellement, on teste des DJ's très connus dans leur pays, mais qui n'ont pas encore fait de lieux parisiens", explique-t-il, tout en précisant que des shows avec la fine fleur du moment sont prévus pour la Fashion Week. 


Virginie FAUROUX

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