Énergie : une fin d'année sous le signe de la sobriété

Crise énergétique : Luc Rémont, favori de l'Élysée pour la direction d'EDF

F.S.
Publié le 29 septembre 2022 à 20h28
JT Perso

Source : JT 20h WE

L'Élysée a proposé de nommer à la tête d'EDF Luc Rémont, actuel dirigeant de Schneider Electric.
Il remplacerait l'actuel PDG du géant de l'électricité Jean-Bernard Lévy.
Défi majeur pour le nouveau patron du groupe : relancer la production nucléaire.

"Le Président de la République envisage, sur proposition de la Première ministre, de nommer Luc Rémont en qualité de président-directeur général d'Électricité de France", a indiqué ce jeudi 29 septembre l'Élysée, en précisant que le Parlement devra donner son aval à cette nomination. 

Il remplacerait celui qui dirigeait le groupe depuis 2014, Jean-Bernard Lévy, bientôt atteint par la limite d'âge, mais dont le départ anticipé avait été annoncé dès cet été en même temps que la renationalisation d'EDF à 100%. 

Un patron du privé, mais déjà passé par le public

Luc Rémont, 53 ans, actuellement responsable des opérations internationales de Schneider Electric, deviendrait ainsi le nouveau pilote du vaisseau national EDF, fragilisé par sa situation financière et sa production électrique en panne. Personnalité discrète peu connue du grand public, Luc Rémont est un habitué des sphères publiques, déjà passé par Bercy et plusieurs cabinets ministériels sous Jacques Chirac, avant d'entrer il y a dix ans dans le monde de l'énergie chez Schneider Electric. 

Crise énergétique

À la tête de l'électricien français, Luc Rémont va devoir relever des défis colossaux, tant pour EDF que pour sécuriser l'approvisionnement électrique du pays qui fait face à sa pire crise énergétique depuis des décennies. Un dossier est tout en haut de la pile qui l'attend déjà : relancer une production électrique en panne, en raison de problèmes de corrosion sur certains réacteurs nucléaires, mais aussi de la sécheresse qui a fragilisé le potentiel des centrales hydroélectriques cet été. 

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Sur 56 réacteurs nucléaires, environ la moitié sont à l'arrêt en raison de ces problèmes de corrosion ou pour des maintenances programmées, ce qui devrait faire chuter pour 2022 la production à un plus bas historique de 280 TWh. Or tout l'enjeu sera de faire redémarrer suffisamment de réacteurs pour faire face aux pics de consommation, notamment en cas de scénario très froid. 


F.S.

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