Énergie : une fin d'année sous le signe de la sobriété

Crise de l'énergie : les ministres européens s'accordent sur plusieurs mesures d'urgence

A. Lo. avec AFP
Publié le 30 septembre 2022 à 15h44
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Un accord a été trouvé entre les ministres européens de l'Énergie sur les mesures d'urgence à adopter pour faire face à l'explosion des factures.
Au programme : limitation de la consommation en heures de pointe ou encore récupération d'une partie des "superprofits" des énergéticiens.

Des milliers d'entreprises à l'arrêt, des ménages exsangues. Face à la menace d'une explosion des factures à l'hiver et les conséquences que cela pourrait entrainer pour l'économie de l'Union européenne, les 27 ministres de l'Énergie sont parvenus à trouver un accord sur des mesures d'urgences.

Au total, des recettes d'environ 140 milliards d'euros pourraient ainsi être reversées, selon la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen. Mais beaucoup estiment que ces mesures ne seront pas suffisantes et poussent pour aller encore plus loin.

Moins consommer en heures de pointe, "superprofit"...

Les responsables ont d'abord validé des propositions présentées à la mi-septembre par la Commission européenne, visant à récupérer une partie des "superprofits" des producteurs d'énergie pour les redistribuer aux consommateurs, et imposer une réduction de la demande d'électricité aux heures de pointe.

Les mesures avalisées vendredi fixent par ailleurs aux États un objectif contraignant pour réduire leur consommation d'électricité "d'au moins 5%" pendant les heures de pointe. Les Vingt-Sept sont aussi appelés à réduire leur consommation mensuelle d'électricité de 10%, objectif indicatif.

Les revenus des producteurs d'électricité nucléaire et renouvelables plafonnés

Autre engagement : les revenus des producteurs d'électricité à partir du nucléaire et des renouvelables (éolien, solaire, hydroélectrique) qui engrangent des bénéfices exceptionnels en vendant leur production à un prix très supérieur à leurs coûts de production seront désormais plafonnés.

Ce plafond est fixé à 180 euros par megawattheure. La différence entre ce niveau et le prix de gros du marché sera récupérée par les États pour être redistribuée aux ménages et aux entreprises. Une "contribution temporaire de solidarité" s'applique en outre aux producteurs et distributeurs de gaz, charbon et pétrole.

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Malgré tout, ces mesures ne sont pas suffisantes pour une majorité d'États membres. Quinze, dont la France, la Belgique, l'Italie ou encore l'Espagne, estiment qu'il faut également plafonner les prix de gros du gaz sur le marché européen, quelle que soit sa provenance. Mais l'exécutif communautaire comme l'Allemagne sont réticents. 

Ils redoutent qu'une limitation des prix dissuadent la Norvège ou les États-Unis de livrer l'UE en gaz, au profit d'autres destinations, alors même que le continent cherche à se prémunir d'une potentielle pénurie énergétique. Les discussions sur ce sujet se poursuivent, avant un sommet des dirigeants des Vingt-Sept le 7 octobre à Prague et une nouvelle réunion des ministres de l'Énergie les 11-12 octobre.


A. Lo. avec AFP

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