La flambée des prix de l'énergie

VIDÉO - Ramassage des déchets : pourquoi certaines villes réduisent la cadence

TF1info | Reportage : Matthieu Desmoulins, Simon Humblot, Jean-François Drouillet
Publié le 28 novembre 2022 à 23h10
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Source : Le JT

Chacun d’entre nous produit 580 kg de déchets chaque année, dont l'essentiel finit dans nos poubelles.
Pour les communes en charge du ramassage, la facture est de plus en plus lourde.
Certaines ont pris des décisions radicales.

Il vaut mieux ne pas oublier de sortir sa poubelle devant sa porte. Depuis début septembre à Carnon (Hérault), le ramassage n'a lieu qu’une seule fois par semaine, au lieu de deux auparavant. La raison est avant tout économique : chaque camion poubelle consomme beaucoup de gazole à chaque tournée, et là, c'est toute une flotte qu'il faut approvisionner. 

La mesure est bien comprise par les habitants, mais ne va pas de soi. "En hiver, ça ne pose pas de souci, mais en été, ce sera un peu plus problématique", pronostique une dame dans le reportage de TF1 en tête d'article, "parce qu'avec les odeurs, c'est pas terrible". La plupart reconnaissent cependant la nécessité de la mesure : "Si ça peut faire des économies, pourquoi pas ?", admet un autre habitant de la station balnéaire.

Apporter ses ordures soi-même aux points de collecte

Le responsable de la collecte de la communauté d'agglomération nous explique le calcul. "On a une dizaine de camions qui tournent par jour", détaille Ludovic Vezian, "sachant qu'on met 50 litres par jour et par camion, sur six jours de collecte". Il faut ajouter à cela une vingtaine d'autres véhicules, comme ceux du ramassage du verre. Au total, avec l’augmentation du prix du carburant, cela représente près de 100.000 euros supplémentaires pour la collectivité. 

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Pour moins dépendre du prix du gazole, une agglomération du Calvados va encore plus loin. À partir de 2025, les camions ne passeront plus aux domiciles des 310.000 habitants, il faudra apporter soi-même ses ordures dans des points de collecte. L’économie attendue pour la collectivité est de 30%, par rapport au ramassage porte-à-porte. En contrepartie, la taxe sur les ordures ménagères sera calculée en fonction du nombre de sacs déposés. La mise en place de ce nouveau dispositif, avec des points de collecte automatisés, sera en elle-même coûteuse, et il faudra attendre huit ans avant de commencer à faire des économies.


TF1info | Reportage : Matthieu Desmoulins, Simon Humblot, Jean-François Drouillet

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