En déplacement en Gironde, le ministre de l'Agriculture a annoncé lundi plusieurs mesures financières pour aider les exploitants.
Les prêts garantis par l'État seront notamment prolongés.
Selon la présidente de la FNSEA, les orages constituent une "vraie catastrophe" pour le secteur.

Après les orages et les chutes de grêles qui ont touché de nombreuses exploitations agricoles ce weekend, détruisant les cultures, le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau avait promis une "évaluation rapide et précise des dégâts pour activer les soutiens nécessaires". En déplacement ce lundi en Gironde, le responsable a d'ors et déjà fait plusieurs annonces.

"Une vraie catastrophe" pour l'agriculture

Le ministre a ainsi indiqué, lors d'un point presse, que pour aider les professionnels, les prêts garantis par l'État allaient être prolongés pour ce secteur. Des dégrèvements de charges seront prévus, avec notamment un "allègement des charges sociales" ou la "défiscalisation sur la taxe sur le foncier non bâti". 

Il est également revenu sur le nouveau dispositif de l'assurance-récolte, qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2023, alors que de nombreux agriculteurs ne sont pas couverts pour ce type de sinistre. "C'est le doublement du budget passant de 300 à 600 millions d'euros qui permettra à plus d'agriculteurs de s'assurer".

Par ailleurs, le ministre a insisté sur la nécessité de mieux anticiper ces épisodes de grêles et a indiqué qu'il demanderait à Météo France d'affiner ses prévisions. En Gironde spécifiquement, les prévisions n'ont pas permis de déclencher les canons anti-grêle suffisamment en avance, souligne France Bleu Gironde. Ce système envoie des ondes sonores dans le ciel qui sont censées limiter la croissance des grêlons formés par l'orage. Son efficacité ne serait cependant pas démontrée.

L'orage intense qui a traversé la France a été une "vraie catastrophe" pour l'agriculture, la grêle ayant touché aussi bien des vignes, des cultures de céréales que des bâtiments, a déclaré dimanche la présidente de la FNSEA, Christiane Lambert. D'importants dégâts ont été relevés à travers la France, avec plus de 40 départements touchés, allant de la Bretagne au Gers et aux Landes en passant par l'Indre-et-Loire ou encore l'Allier, selon le syndicat.

D'autant que ce secteur a été soumis à des fortes chaleurs en mai, au moment où les cultures en pleine croissance étaient les plus sensibles, contribuant déjà à de nombreuses pertes. Les agriculteurs sont particulièrement soumis aux aléas climatiques et les différents événements provoqués par le changement climatique les fragilisent d'autant plus.


Aurélie LOEK

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