RTE a reconnu, mercredi 14 septembre, "un risque de tension accru" mais "maîtrisable" sur le réseau électrique cet hiver.
Malgré un risque de "black-out" très faible, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité en appelle à la sobriété et aux économies.
A 15h30, la Première ministre Elisabeth Borne doit tenir une conférence de presse sur la crise énergétique et les réponses à y apporter.

Comme ailleurs en Europe, l'hiver rude s'annonce en France. Confronté à une possible pénurie d'énergie, résultante des tensions sur l'approvisionnement en gaz, liées à la guerre en Ukraine, et une production électrique historiquement basse, du fait de l'arrêt pour maintenance de certains réacteurs nucléaires, l'Hexagone se retrouve sur la corde raide. Le "risque de tension" sur le réseau électrique cet hiver est "accru", mais reste "maîtrisable grâce à une forte mobilisation" en faveur d'économies d'énergie, a mis en garde, mercredi 14 septembre, le gestionnaire du réseau de transport d'électricité (RTE). 

Alors que la Première ministre Élisabeth Borne présentera à 15h30 les mesures mises en œuvre pour affronter les pics de consommation, tout en protégeant le portefeuille des Français, RTE a livré ses prévisions pour les prochains mois. "Nous faisons face en France et en Europe à une situation exceptionnelle", a souligné son président Xavier Piechaczyk. 

L'appel de RTE à la sobriété énergétique

Y aura-t-il assez d'électricité pour tenir l'hiver ? "Le risque de coupure ne peut pas être totalement exclu, mais il pourrait être évité en baissant la consommation nationale de 1 à 5% dans la majorité des cas, et jusqu'à 15% dans les situations météorologiques les plus extrêmes", a détaillé RTE dans un communiqué. "En aucun cas, la France ne court un risque de 'black-out'", c'est-à-dire "la perte de contrôle totale du système électrique", a assuré le gestionnaire du réseau électrique tricolore.

Pour faire face à une situation "dégradée" en France pour la production d'électricité, RTE a exceptionnellement avancé la période de "vigilance" qui commencera dès l'automne et portera notamment sur les mois de novembre et décembre. "C'est inédit", a averti Xavier Piechaczyk, rappelant que les années précédentes, celle-ci se concentrait "autour du mois de janvier". Toutefois, à moins d'un hiver extrêmement rigoureux, "le risque de déséquilibre (entre l'offre et la demande, ndlr) demeure faible", a rassuré RTE, précisant que "le système électrique fonctionnera normalement" durant la période hivernale. 

RTE ne veut "pas recourir" au délestage

Pour faire face à une situation "dégradée" en France pour la production d'électricité, RTE a exceptionnellement avancé la période de "vigilance" qui commencera dès l'automne et portera notamment sur les mois de novembre et décembre. "C'est inédit", a averti Xavier Piechaczyk, rappelant que les années précédentes, celle-ci se concentrait "autour du mois de janvier". Toutefois, à moins d'un hiver extrêmement rigoureux, "le risque de déséquilibre (entre l'offre et la demande, ndlr) demeure faible", a rassuré RTE, précisant que "le système électrique fonctionnera normalement" durant la période hivernale. 

Qui de la procédure de délestage - qui prévoit des coupures ponctuelles pour éviter de mettre en danger l'ensemble du réseau électrique - en cas de situations extrêmes ? "Le but est de ne pas y recourir cet hiver", a affirmé le patron de RTE, précisant, que dans le pire des scénarios, "le déficit en énergie serait au maximum de 1% à l'échelle de l'hiver". À ce moment-là, et seulement à ce cas-là, les entreprises seraient d'abord mises à contribution, avant de possibles "coupures organisées" chez les particuliers. 

Selon le gestionnaire, la très grande majorité des "situations à risque" se situeront entre 8h et 13h et entre 18h et 20h.


La rédaction de TF1info

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