Le médiateur national de l'énergie adresse un "carton rouge" à quatre fournisseurs d'énergie.
En cause ? Les mensualités trop basses de leurs clients, ce qui engendre une régularisation pouvant atteindre "des milliers d'euros".

Une mensualité sous-évaluée... et un rattrapage excessif à prévoir. Dans son rapport annuel, le médiateur national de l'énergie (MNE) épingle quatre fournisseurs d'électricité, coupables selon lui d'avoir "sous-évalué, parfois délibérément, le montant des mensualités de leurs clients". Une manière d'attirer de nouveaux Français vers eux avec des prix bas... avant de corriger la facture quelques mois plus tard.

Un "carton rouge" est ainsi attribué "au fournisseur Eni", qui opère selon le MNE "tout particulièrement cette mauvaise pratique", mais aussi "aux fournisseurs Ohm Energie, Engie et Wekiwi". Certains clients, dont la mensualité est plus faible que leur consommation d'énergie, reçoivent "au final des factures de régularisation de plusieurs centaines, voire milliers d'euros, qui arrivent en fin de période, en général un an plus tard", déplore le médiateur.

Plus de 27.000 litiges en 2023

Le fournisseur Wekiwi est également épinglé une deuxième fois, "et pour la deuxième année consécutive", en raison de "mauvaises pratiques récurrentes à tous les moments de la vie des contrats". "Avec 612 saisines pour 100.000 contrats, Wekiwi est le fournisseur dont le taux de saisines a été le plus élevé en 2023, 15 fois supérieur au taux moyen tous fournisseurs confondus (40)", écrit le MNE dans son rapport.

Gestionnaire de réseau de distribution, Enedis est, lui aussi, visé par un "carton rouge" du médiateur, cette fois pour "mauvais traitement des réclamations de ses clients". Les réclamations sont relatives "à la qualité de leur fourniture d'électricité, à leurs demandes de raccordement au réseau de distribution d'électricité, ainsi que pour la dégradation des conditions d'instruction de ces litiges en médiation".

Au total, sur l'année 2023, le médiateur national de l'énergie a reçu plus de 27.000 litiges, dont près de 14.000 demandes de médiation. Un nombre "stable par rapport à 2022", selon lui, même si "la hausse des prix de l'énergie a modifié la typologie des litiges, avec une forte augmentation des litiges liés aux changements de prix".


I.N

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