La flambée des prix de l'énergie

D’où vient le gaz consommé en France ?

CQ
Publié le 30 septembre 2021 à 12h46
D’où vient le gaz consommé en France ?

Source : ODD ANDERSEN / AFP

L'essentiel

ÉNERGIE - Confrontée à une nette hausse des prix de l'énergie, la France importe, principalement d’Europe du Nord, le gaz qu’elle consomme.

"Ce serait simple si nous produisions nous-mêmes notre propre énergie. La réalité, c'est que nous achetons la quasi-totalité du gaz." Sur France inter ce jeudi 30 septembre, le député et président du groupe LaRem à l'Assemblée nationale, Christophe Castaner, est revenu sur la flambée que connaissent actuellement les prix du gaz et de l’électricité, pointant la dépendance française dans le domaine de l’énergie. 

En effet, l’Hexagone importe le gaz naturel qu'il consomme puisqu’il n’en produit plus lui-même, ou très peu. "La baisse tendancielle de la production nationale commercialisée de gaz naturel a franchi une étape, en octobre 2013, avec l’arrêt définitif de l’injection du gaz de Lacq dans le réseau", précise de son côté le ministère de la Transition écologique (voir schéma ci-dessous). 

Dans le détail, et selon les chiffres officiels du ministère de la Transition écologique, le principal importateur de la France était la Norvège en 2020, et ce depuis plusieurs années. L’an dernier, 36% du gaz consommé dans l'Hexagone provenait de gisements de ce pays nordique. La Russie, l’un des principaux producteurs de gaz naturel, a fourni 17% de celui consommé par la France l’année dernière. Cette part diminue depuis 2020 afin d’éviter probablement un nouvel aléa, comme celui connu dans le conflit russo-ukrainien et les blocages d’approvisionnement par gazoduc qui ont suivis. Ainsi, l'année précédente, en 2018, Moscou n’exportait pas moins de 21% du gaz consommé en France. Les autres fournisseurs importants étaient en 2020 les Pays-Bas et l’Algérie (8% chacun) puis le Nigeria (7%) et le Qatar (2%).

La localisation des autres fournisseurs est plus obscure. Ainsi, le ministère explique que "les achats auprès d’autres pays, dont une partie porte sur du gaz pour lequel le lieu de production ne peut pas être tracé (lorsqu’il est acheté sur les marchés du nord-ouest de l’Europe par exemple), représentent 23 % des entrées brutes". 

D’un point de vue logistique, la France fait venir du gaz d’Europe du Nord par des gazoducs, ces canaux construits sous terre, puis d’autres régions du monde en le transportant sous forme liquide par bateau. Mais des risques de pénuries ne sont pas à l’ordre du jour, puisque les réserves françaises sont remplies à plus de 80%, d’après Storengy, la filiale d’Engie en charge du stockage du gaz naturel.