Le 20h

Énergie : le bois de chauffage victime de son succès ?

Léa Tintillier | Reportage Emma Vinzent, Patrick Delannes
Publié le 6 avril 2022 à 7h30, mis à jour le 6 avril 2022 à 11h00
JT Perso

Source : TF1 Info

Les entreprises de bois de chauffage reçoivent de plus en plus de commandes.
Pour l’instant, il n’y a pas de pénurie mais les prix sont en hausse.
Et ils risquent encore d’augmenter.

Moins cher, plus efficace, tout le monde se l’arrache. En ce début avril, le bois de chauffage est très demandé. L’entreprise Bois éco énergie reçoit 30% de commande en plus par rapport à l’année dernière. "Que ça soit sur avril ou même sur les premiers jours de mai, l’agenda commence à être rempli certains jours", affirme Aurélien Jarlier, le gérant, dans le reportage du 20H de TF1 en tête de cet article. 

Ce qui n'est pas surprenant quand on sait que se chauffer au bois ou aux granulés permet d’économiser entre 1000 et 2000 euros par an, par rapport à un chauffage électrique ou au gaz. "On a observé une hausse assez importante des commandes, notamment du fait que l’hiver ait commencé assez tôt et que beaucoup de personnes, au vu de l’augmentation des autres énergies, se mettent au bois également. Ça se traduit par beaucoup plus de boulot et beaucoup plus de camions en semaine", poursuit Aurélien. 

30% d’augmentation

Ce professionnel livre aujourd’hui cinq clients par jour contre trois l’année dernière. Avec la hausse de la demande, le prix du bois aussi a grimpé. Un client de l’entreprise paie cette année huit euros de plus par mètre cube de bois. Mais selon lui, cela reste plus rentable qu’un chauffage électrique. "On dépense 470 euros pour six stères et ça dure toute la période d’hiver. Par rapport à une ancienne facture d’électricité, ça représente 710 euros d’économies", affirme-t-il. 

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L’autre raison de la tension sur cette ressource est que les clients sont nombreux à avoir anticipé leurs commandes pour l’hiver prochain. "C’est la première année qu’il y a autant de commandes au début comme ça", déclare Michel Forestier, qui tient une autre entreprise de bois de chauffage. D’abord, parce qu’il faut laisser au bois le temps de sécher au moins trois mois. Mais aussi par peur d’en manquer. Car la ressource se raréfie. "On n’est pas vers des pénuries mais je pense que les fournisseurs vont augmenter d’ici le mois de juin. Il faudra répercuter sur les mois de juillet et de septembre", conclut Michel Forestier. Ces dernières semaines, les négociants en bois ont vu les prix augmenter de 30% en moyenne. 


Léa Tintillier | Reportage Emma Vinzent, Patrick Delannes

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