L'État devra réaliser "20 milliards d'euros d'économies" en 2025, le double qu'en 2024

par I.N avec AFP
Publié le 6 mars 2024 à 18h15, mis à jour le 6 mars 2024 à 21h11

Source : JT 20h Semaine

L'État n'a pas fini de tailler dans les dépenses.
"Au moins 20 milliards" d'euros devront être économisés en 2025, a annoncé ce mercredi le ministre des Comptes publics Thomas Cazenave.
C'est deux fois plus qu'en 2024.

Le plan d'économies dans les budgets de l'État loin d'être terminé. Alors que le ministre de l'Économie Bruno Le Maire a annoncé en février au 20H de TF1 devoir trouver "10 milliards d'euros" en 2024, voilà que le montant sera doublé en 2025. Les économies à réaliser sur les budgets de l'État et de la Sécurité sociale devront atteindre "au moins 20 milliards d'euros" l'an prochain, et non plus les 12 milliards envisagés jusqu'ici, a indiqué ce mercredi le ministre délégué aux Comptes publics Thomas Cazenave.

"Compte tenu des résultats 2023" des finances publiques et "de la révision de nos prévisions de croissance en 2024", abaissée de 1,4% à 1%, "je dois vous dire en transparence que [...] nous devons vraisemblablement porter notre effort de douze à au moins 20  milliards d'euros d'économies supplémentaires", a-t-il déclaré lors d'une audition à l'Assemblée nationale. Ces 20 milliards porteront à la fois sur l'État et la Sécurité sociale.

"Un nouveau contexte des finances publiques"

"Les annulations" de cette année "ne sont qu'une première étape", a prévenu Thomas Cazenave, considérant que "nous sommes entrés dans un nouveau contexte des finances publiques marqué par une conjoncture moins favorable et des taux d'intérêt élevés""Nous savons d'ores et déjà que la cible de déficit public à 4,9 % - en 2023 - sera nettement dépassée", a-t-il confirmé.

Le ministre a cependant souligné que l'obligation d'ajuster le budget de l'État de dix milliards d'euros en 2024 - des annulations qui doivent être pérennes, a-t-il insisté - venait de moindres recettes en 2023 par rapport aux prévisions, mais que les dépenses ont été "tenues", avec "six milliards d'euros de dépenses en moins". Il a indiqué que l'État avait "encaissé 7,7 milliards d'euros" de moins de recettes que prévu l'an dernier, notamment 4,4 milliards d'euros de moins d'impôt sur les sociétés, 1,4 milliard de moins de TVA, 1,4 milliard de moins d'impôt sur le revenu.

Selon le gouvernement, ces 30 milliards d'euros d'économies en deux ans ne sont toutefois pas "une cure d'austérité". "Nous ne renonçons en rien à notre ambition écologique, [...] nous ne remettons pas en cause les effectifs prioritaires dans les services publics ou pour la protection des Français, nous respectons les engagements des lois de programmation des armées, de l'Intérieur, de la recherche, nous ne remettons pas en cause les chantiers prioritaires de l'Éducation nationale", a énuméré le ministre des Comptes publics. "Nous n'arrêtons pas non plus notre soutien à l'aide publique au développement."


I.N avec AFP

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