Le propriétaire de Go Sport renonce à son plan de continuation de l'activité de la célèbre chaîne de magasins de sport.
Une bonne nouvelle, selon les syndicats, qui misent sur les offres de reprise de l'enseigne.
Le tribunal va se consacrer ce mardi à l'étude des offres de reprise, dont deux se détachent particulièrement.

Le propriétaire de Go Sport, HPB, une des sociétés de la galaxie Ohayon, a renoncé à présenter un plan de continuation, à la veille d'une audience du tribunal de commerce de Grenoble sur l'avenir du distributeur d'articles sportifs, en redressement judiciaire. 

"C'est avec regret que nous avons annoncé au tribunal de commerce que nous renoncions à notre projet de plan de continuation", a annoncé le groupe dans un communiqué. "On est très contents", a au contraire réagi le délégué de Force ouvrière Christophe Lavalle, "c'était surréaliste de faire une offre alors qu'il n'avait pas un sou en poche", et alors que les 2200 salariés s'inquiètent depuis plusieurs mois pour leur avenir.  

Deux offres très sérieuses, avec une casse sociale limitée
Christophe Lavalle, délégué FO de Go Sport

Du fait de ce désistement, le tribunal va se consacrer ce mardi à l'étude de la vingtaine d'offres de reprise des activités de l'enseigne, que la holding Hermione People & Brands avait rachetée en 2021 pour un euro symbolique. Parmi la vingtaine de candidatures à la reprise de Go Sport, deux semblent déjà se détacher : celle du groupe Intersport France, adossé à une société qatarie, et celle du britannique Frasers, via sa société Sports Direct. "Deux offres très sérieuses, avec une casse sociale limitée", de l'avis du délégué FO. 

Le retrait de HPB intervient alors que le groupe de l'homme d'affaires bordelais Michel Ohayon traverse une passe difficile. Après la liquidation de l'enseigne Camaïeu (2600 salariés) en septembre dernier, la holding de tête du groupe, la Financière immobilière bordelaise (FIB), s'est déclarée en cessation de paiement, l'enseigne Gap (350 salariés) récemment rachetée par Go Sport a été placée en redressement judiciaire, tandis que 25 magasins Galeries Lafayette ont été mis en procédure de sauvegarde.  

Le parquet de Paris a ouvert une enquête judiciaire pour "escroquerie en bande organisée, blanchiment habituel, banqueroute et abus de bien social", en prolongement d'une enquête ouverte à Grenoble à la suite de "plusieurs révélations de faits délictueux" signalés par les commissaires aux comptes de HPB. 


F.Se

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