Grève TotalEnergies : la plus importante raffinerie de France bientôt mise à l'arrêt

A. Lo.
Publié le 28 septembre 2022 à 15h01
JT Perso

Source : JT 20h WE

Une grève pour le pouvoir d'achat a démarré à l'appel de la CGT au sein de TotalEnergies.
Par conséquent, le géant a été contraint de commencer à mettre à l'arrêt sa raffinerie de Normandie, la plus grande de France.
À court terme, cela ne met pas en péril l'approvisionnement des stations-service, selon le groupe.

Le bras de fer s'engage entre les salariés de TotalEnergies et sa direction. Suite au début d'une grève pour le pouvoir d'achat au sein de l'entreprise à l'appel de la CGT, le géant des hydrocarbures TotalEnergies a été contraint de commencer à mettre à l'arrêt mercredi la raffinerie de Normandie près du Havre, la plus importante de France.

Une mobilisation qui pourrait s'inscrire dans la durée

Cette mise à l'arrêt "pour des raisons de sécurité", n'est "pas encore effective, car elle nécessite plusieurs jours", a indiqué TotalEnergies. Bien que cela représente quelque 22% des capacités de raffinage en France, selon des données de l'Ufip, le mouvement social ne devrait pas mettre en péril l'approvisionnement des stations-service à court terme, selon le groupe. Celui-ci a affirmé pouvoir "durer entre 20 jours et un mois".

"La grogne est tellement forte à Normandie, que les grévistes ont exigé ce matin les procédures d'arrêt de la plus grande raffinerie de France", a de son côté souligné Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité d'entreprise européen TotalEnergies SE, ajoutant que le mouvement social était prêt à s'inscrire dans la durée.

"Une raffinerie, pour l'arrêter, il faut cinq jours, pour la redémarrer, il faut à peu près la même chose, donc on part minimum sur dix jours sans production de raffinage et de pétrochimie, on va largement dépasser la journée du 29 septembre", a-t-il détaillé. Débutée initialement mardi, la grève doit durer minimum jusqu'à jeudi, journée d'action nationale dans l'ensemble des secteurs économiques, à l'appel de la CGT et de Solidaires.

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En cas d'arrêt effectif de la raffinerie de Normandie, seuls deux raffineries seront encore en activité sur les six que compte encore la France. Les autres sont également touchées par des grèves, ou arrêtées pour des travaux ou des opérations de maintenance, selon la CGT. Le syndicat réclame une revalorisation salariale à hauteur de 10% pour l'année 2022, le "dégel des embauches" en France et "un plan massif d'investissements" dans l'Hexagone.


A. Lo.

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