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Guerre en Ukraine : le gaz est-il "quatre fois plus cher" depuis le début du conflit ?

Felicia Sideris
Publié le 4 mars 2022 à 17h22
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Source : JT 20h Semaine

Marine Le Pen a dénoncé ce jeudi "l'augmentation des prix", et notamment ceux du gaz.
Selon la candidature du RN, le gaz serait "quatre fois plus cher" aujourd'hui qu'au début du conflit.
C'est faux, aussi bien à l'échelle européenne qu'à l'échelle française.

Les cours des matières premières s'envolent. À la faveur des "profiteurs de guerre", pour reprendre les mots de la candidate. Sur France 2, Marine Le Pen a regretté l'impact de la guerre en Ukraine sur les marchés européens, s'étonnant notamment de l'envolée des prix du gaz. D'après la candidate à l'élection présidentielle, les prix seraient "quatre fois plus cher qu'il ne l'était il y a quelques semaines". Mais que nous disent réellement les marchés boursiers ? 

Le prix a doublé en quelques semaines

En Europe, c'est le Title Transfer Facility (TTF) néerlandais qui fait référence. Or, mercredi soir, cet indicateur a atteint des sommets. Le prix du gaz naturel s'est vendu jusqu'à 194,715 euros le mégawattheure (MWh), avant de clôturer à 165 euros. Un record pour l'Union européenne, dont 40% des importations annuelles de gaz naturel dépendent de la Russie.

 

Mais les semaines précédentes, cette matière observait déjà une flambée inédite. Les sept jours précédant l'invasion russe, qui a eu lieu le 24 février, le gaz se vendait entre 70 et 80 euros. Soit, "seulement" deux fois moins cher. Pour trouver des sommes quatre fois moins chère, il faut remonter à l'été 2021, avant l'envolée des prix.

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Et quid de la France, pour qui la Russie représente 20% des importations de gaz naturel ? Difficile, pour l'heure, d'avoir des chiffres consolidés. Mais selon les premières déclarations du ministre de l'Économie, la France constate actuellement "une hausse de l'ordre de 10% depuis le début de la crise en Ukraine". "Donc on n'est pas dans une flambée multipliée par deux, par trois ou par quatre", soulignait Bruno Le Maire.  

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Quant à savoir si "cette situation pourrait encore s'aggraver de manière spectaculaire", comme le redoute Marine Le Pen, impossible de le prédire. Mais face à cette éventualité, le gouvernement envisage d'ores et déjà une prolongation du bouclier tarifaire sur le gaz "jusqu'à la fin de l'année".

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