Guerre en Ukraine : un séisme pour l'économie mondiale

Auchan assume rester en Russie, en dépit de l'appel de Zelensky

Benoit Leroy avec AFP
Publié le 27 mars 2022 à 7h57
JT Perso

Source : TF1 Info

Dans une interview au JDD ce dimanche, le patron d'Auchan Retail a défendu la position du distributeur de rester sur le sol russe.
Quelques jours plus tôt, le président ukrainien avait appelé le groupe a cessé toute activité.
Auchan réalise en Russie 10% de ses ventes mondiales.

L'enseigne de grandes surfaces persiste et signe. Ce dimanche 27 mars, le patron d'Auchan Retail International Yves Claude a défendu le maintien des activités du groupe en Russie. Un choix qu'il juge "pas simple" même s'il assure que "partir serait imaginable sur le plan économique, mais pas du point de vue humain".

Interpellé par Volodymyr Zelensky devant le Parlement français mercredi sur son activité en Russie, où il est présent depuis une vingtaine d'années et emploie 30.000 personnes, Auchan a décidé de se maintenir dans le pays même s'il y prévoit des pertes pour 2022, explique le PDG dans une interview au JDD, ce dimanche. Pour information, l'enseigne réalise 10% de ses ventes mondiales en Russie grâce à la présence de 232 magasins.

"Il est facile de nous critiquer, mais nous on est là, on fait face et on agit pour la population civile", répond-il aux critiques qui appellent l'Association familiale Mulliez (qui regroupe les marques Leroy Merlin, Auchan ou encore Decathlon) à quitter la Russie, estimant que ses enseignes font d'elle un des plus gros contribuables pour le budget de l'État russe. Récemment nommé à la tête d'Auchan, le patron assure que la filiale russe de ses supermarchés y fonctionne "en autarcie". Celui-ci rappelant que la société mère a suspendu tout investissement dans le pays dirigé par Vladimir Poutine.

Zelensky devant les députés françaisSource : TF1 Info
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Rester en Russie : une "décision" à contre-courant

Comme d'autres groupes, il fait également valoir qu'un retrait exposerait ses dirigeants locaux à des poursuites et renflouerait les capitaux russes, une décision "contre-productive". "La décision n'est pas simple à prendre, mais je suis convaincu que c'est la bonne. Je me sens soutenu par mes actionnaires, mes collaborateurs et nos partenaires sociaux", estime le patron français. 

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Devant les parlementaires français, ce mercredi, le président ukrainien avait appelé l'ensemble des entreprises françaises présentent en Russie à quitter le pays. Menacé par un boycott mondial, le groupe Renault a ainsi - dès le lendemain - annoncé suspendre les activités de son usine, installée près de Moscou. Désormais, les entreprises de la galaxie Mulliez font figure de quasi-exception quant à leur décision de ne pas quitter le territoire.


Benoit Leroy avec AFP

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