Hausse des prix de l'alimentaire : les professionnels n'ont pas profité de l'inflation, assure Bruno Le Maire

I.N
Publié le 5 novembre 2022 à 23h16

Source : JT 20h WE

En juillet, Michel-Edouard Leclerc avait dénoncé sur LCI des hausses de prix "suspectes" par les industriels de l'agro-alimentaire.
Depuis, le ministre de l'Économie a demandé à l'Inspection générale des finances de se pencher sur le dossier.
Ses conclusions sont formelles : "Il n'y a pas eu de profiteurs de l'inflation dans l'alimentaire", affirme Bruno Le Maire dans les colonnes du "Parisien".

Certaines entreprises de l'agro-alimentaire ont-elles artificiellement gonflé leurs prix ces derniers mois pour profiter du contexte inflationniste et augmenter leurs marges ? C'est ce que soupçonnait au début de l'été le président du comité stratégique des centres E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc.

Sur LCI, il demandait en juillet dernier d'analyser "les sources réelles de l'inflation", dénonçant "de la spéculation". "Tout le monde a intérêt à ce que la transparence soit faite sur les factures", expliquait-il alors. Depuis, le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, a demandé à l'Inspection générale des finances d'analyser la situation pour savoir si des entreprises avaient, ou non, profité du contexte pour améliorer leurs profits.

Interrogé dans les colonnes du Parisien, le locataire de Bercy affirme qu'aucun abus n'a été signalé. "La conclusion est sans appel : il n'y a pas eu de profiteurs de l'inflation dans l'alimentaire", souligne Bruno Le Maire. "Ni les agriculteurs, ni les distributeurs, ni l'industrie agroalimentaire n'ont pris au passage de rémunération excessive."

La "spéculation" pas évoquée dans le rapport

D'après le rapport de l'Inspection générale des finances, qui a analysé l'évolution des prix entre 2019 et 2022, "la hausse des prix des produits alimentaires résulte de la combinaison de plusieurs facteurs : guerre en Ukraine, reprise post-Covid, réchauffement climatique, crise sanitaire animale et divers facteurs de nature économique (compétitivité de l'économie, pénurie de main d'œuvre", dévoile Le Parisien. Mais pas d'une "spéculation" dénoncée par Michel-Edouard Leclerc.

Selon le rapport, toute la hausse des coûts de l'industrie agro-alimentaire n'a d'ailleurs pas été répercutée sur le prix de vente. Ainsi, la rentabilité du secteur "baisse significativement de 16%", note Bercy, et ce "sous l'effet d'une hausse des prix pas compensée par celle des prix de vente de la production à la grande distribution".

Un rapport sénatorial publié le 19 juillet avait déjà conclu qu'à l'exception de quelques "cas particuliers", il n'était pas observé de "phénomène généralisé de hausses abusives" dans le secteur.


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