Hausse des prix de l'énergie : comment le tarif du gaz est-il déterminé ?

Publié le 30 septembre 2021 à 16h46

Source : TF1 Info

DÉCRYPTAGE - Les tarifs réglementés du gaz sont en forte hausse depuis plusieurs mois en raison de l'augmentation des coûts d'approvisionnement. Quelle part la matière première représente-t-elle dans la facture du consommateur ?

Une flambée de plus en plus importante. Depuis plusieurs mois, le tarif réglementé du gaz est en forte haute. Ce vendredi 1er octobre, il augmentera à nouveau : +12,6% TTC, après avoir bondi de près de 10% en juillet, 5,3% en août et 8,7% en septembre. En cause notamment, l'explosion des prix sur le marché. La reprise économique de l'ensemble des pays de la planète entraîne une augmentation de la demande, sans que l'offre ne puisse suivre. Pourtant, la matière première ne représente que 41% du tarif final.

En effet, d'après la Commission de régulation de l'énergie (CRE), l'autorité indépendante chargée de surveiller le bon fonctionnement du marché, près de 60% du prix couvert par la facture au tarif réglementé concerne d'autres postes de défenses. Selon la CRE, le prix pour le mois d'octobre se décompose ainsi :

- 41% pour financer la matière première, à savoir les coûts d'approvisionnement ;

- 23% pour les taxes et la contribution ;

- 18% pour la distribution ; 

- 10% pour la commercialisation ;

- 5% pour le transport ;

- 3% pour le stockage.

La composition du tarif réglementé du gaz en octobre 2021, selon la CRE.
La composition du tarif réglementé du gaz en octobre 2021, selon la CRE. - Capture d'écran CRE

Les coûts d'approvisionnement représentaient 19% du prix en janvier

La hausse récente du prix des tarifs réglementés est donc "principalement attribuée à la hausse des coûts d'approvisionnement", précise la Commission. "Elle représentera 41% de la facture TTC du consommateur en octobre 2021, contre 19% en janvier et 25% en juin."

Pour que cette flambée cesse, le président de la CRE, Jean-François Carenco, préconise de ne pas suivre les prix du marché, afin de limiter l'explosion des prix qui doit se poursuivre dans les mois à venir. "Pour aider la population, l'augmentation à faire en novembre ne peut pas être celle du marché", a-t-il indiqué ce jeudi 30 septembre, en marge du congrès du gaz.


Idèr NABILI

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