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Smic : "Pas de coup de pouce" au-delà de la hausse liée à l'inflation, annonce Elisabeth Borne

La rédaction de LCI
Publié le 16 décembre 2021 à 12h48
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

SALAIRES - La ministre du Travail a précisé jeudi que le Smic ne serait pas davantage augmenté, hors de la "valorisation automatique" déjà prévue par le système actuel. Elle a affirmé en revanche être déterminée à "mettre la pression" sur les entreprises dont les grilles ne respectent pas ce salaire minimal.

Pas plus que ce qui est déjà prévu : le gouvernement n'accordera "pas de coup de pouce" au Smic au-delà de la hausse automatique de 0,9% fixée en janvier pour compenser l'inflation, a indiqué jeudi sur CNews la ministre du Travail, Elisabeth Borne. "Nous suivons les recommandations des économistes spécialistes du Smic, qui ne recommandent pas un coup de pouce. Donc on ne va pas faire de coup de pouce, je vous le confirme", a-t-elle déclaré.  

"On a un système unique au monde, qui est très protecteur pour les salariés au niveau du Smic puisqu'il prévoit une revalorisation automatique en tenant compte de l'inflation", a-t-elle tenu à souligner. Entre le 1er janvier 2021 et le 1er janvier 2022, le Smic aura augmenté de 3,1%, se portant à 1603 euros brut par mois, soit une augmentation de 48 euros brut par mois sur un an, a-t-elle détaillé. 

La ministre a par ailleurs défendu "le choix, depuis le début du quinquennat, d'augmenter le pouvoir d'achat en augmentant la prime d'activité (et) en supprimant certaines cotisations, pour augmenter le revenu sans peser sur le coût du travail, ce qui peut détruire des emplois".

Elle a cependant promis de "continuer à mettre la pression sur les secteurs professionnels qui ont un certain nombre de niveaux dans leurs grilles salariales qui sont en dessous du Smic", citant en exemple les hôtels, cafés et restaurants qui emploient "plus de 800.000 salariés". Une "réunion de négociation" dans ce secteur est prévue jeudi après-midi et la ministre "compte sur les organisations patronales pour trouver un accord avec les organisations syndicales".

Invité sur LCI mercredi, le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a affirmé qu'"il y a encore 31 branches où il y a des minima de branches qui sont en dessous du Smic". "Il faut de la contrainte", a-t-il estimé, proposant "que le gouvernement dise à toutes entreprises concernées de négocier dans les trois mois une revalorisation de leurs grilles, sinon on remettra en cause les allègements de cotisation"


La rédaction de LCI