Plus de quatre contribuables français sur dix ont le sentiment que les impôts ont augmenté ces dernières années, selon les résultats de la consultation publique "en avoir pour mes impôts".
Une perception en net recul, constate le gouvernement.
78% des contribuables pensent que l'argent prélevé est mal utilisé.

Un sentiment de moins en moins présent chez les Français. Plus de quatre contribuables français sur dix (41%) ont le sentiment que les impôts ont augmenté ces cinq dernières années, contre 29% qui pensent qu'ils ont baissé et 23% qu'ils sont restés stables, selon une large consultation publique dont le gouvernement publie les résultats ce mardi. 

"La perception d'impôts en hausse a nettement reculé depuis quelques années", avec 74% des contribuables qui estimaient qu'ils avaient augmenté en 2016, constate le gouvernement qui fait valoir une baisse continue de la fiscalité pesant sur les particuliers. La consultation "En avoir pour mes impôts" avait été lancée le 25 avril pour permettre aux contribuables de "s'exprimer sur l'utilisation qui est faite de l'argent public", selon un communiqué diffusé mardi par le ministère des Comptes publics.

L'argent prélevé est mal utilisé pour 78% des contribuables

Au total, 484.448 personnes ont participé à la consultation, avec une forte surreprésentation de redevables de l'impôt sur le revenu qui représentent 86% des répondants, alors que seuls 44% des ménages l'acquittent. Le consentement à l'impôt est élevé, 88% des répondants étant d'accord pour dire que "payer ses impôts est un acte citoyen", mais 78% considèrent que l'argent prélevé est mal utilisé, seuls 18% trouvant qu'il l'est bien. 

Les postes budgétaires à privilégier sont la santé pour 65% des répondants, l'éducation nationale, l'enseignement supérieur et la recherche (47%), l'environnement (31%), la sécurité (28%) et la justice (25%). "Premier poste budgétaire", les retraites ne sont pourtant citées "que par un cinquième des déclarants", relève le gouvernement.

"Il y a un message clair qui nous est adressé par les Français : la santé et l'école sont des sanctuaires, et l'écologie doit être considérée comme un ministère régalien. Chacune de ces priorités aura une traduction concrète dans le budget", a déclaré le ministre délégué aux Comptes publics Gabriel Attal, cité dans le communiqué. 

Enfin, plus de quatre contribuables sur cinq (81%) "ont le sentiment d'être mal informés sur l'utilisation des impôts". Pour Gabriel Attal, "les Français nous demandent aussi clairement de faire bouger notre modèle social". "C'est ce que nous faisons avec la réforme de l'assurance-chômage qui met l'accent sur la reprise du travail plutôt que l'inactivité", poursuit-il. Depuis le 1ᵉʳ février, la durée d'indemnisation des chômeurs a été réduite de 25%.


S.M avec AFP

Tout
TF1 Info