L'Insee a précisé ce mardi ses prévisions d'inflation pour la France.
Les prix devraient poursuivre leur hausse de 6% en ce début d'année 2023, avant un léger reflux de l'inflation à l'été.

Le bout du tunnel de l'inflation est-il à l'horizon ? C'est ce qu'anticipe peu à peu l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Dans un point de conjoncture publié ce mardi 7 février, l'Insee prévoit une inflation à 6% sur un an en février, stable par rapport à janvier, "sous l'hypothèse d'un baril de Brent à 80 euros", et en prenant en compte la hausse de 15% du tarif réglementé de l'électricité.

Dans les mois suivants, la hausse généralisée des prix ne devrait pas franchement s'arrêter. Mais l'inflation devrait légèrement s'estomper. En mars, elle pourrait être de 5,2% sur un an, anticipe l'Insee. Puis 5,4% en avril comme en mai, et descendre à 5% en juin. "Au cours des prochains mois, et sauf nouvelle surprise, deux effets pourraient se juxtaposer", écrivent les auteurs de cette note. "D'un côté, la poursuite de la propagation des chocs passés, et de l'autre, des facteurs de modération comme la normalisation progressive depuis quelques mois des approvisionnements mondiaux."

Les produits alimentaires toujours plus chers

À compter de la mi-2023, les produits alimentaires deviendront la principale source de l'inflation, poursuivent-ils. Ainsi, les prix de l'alimentaire devraient grimper de 13,3% sur un an en juin prochain, un chiffre stable mois après mois depuis le début de l'année, tandis que ceux de l'énergie, facteurs principaux de la hausse des prix depuis le début du conflit en Ukraine, n'augmenteront plus "que" de 2,4% sur un an. L'inflation sera également portée par les prix du tabac, en hausse de 6,2% sur un an en juin, prévoit l'Insee.

Dans le même temps, l'économie française devrait progresser de 0,2% sur chacun des deux premiers trimestres de 2023 grâce à une production industrielle résistante. Le Produit intérieur brut (PIB) augmenterait ainsi de 0,2% au premier trimestre, puis de 0,2% à nouveau au deuxième, contre respectivement 0,1% et 0,3% anticipés précédemment. Des prévisions qui ne tiennent cependant pas compte de l'impact éventuel des grèves contre le projet de réforme des retraites.


Idèr NABILI

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