Les Français face à la pénurie de carburants

Pénurie de carburants : grève reconduite chez Esso-ExxonMobil et TotalEnergies

S.M avec AFP
Publié le 12 octobre 2022 à 8h17
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Les salariés de la raffinerie normande d'Esso-ExxonMobil ont voté ce mercredi la reconduction pour leur 23e jour de grève.
Chez TotalEnergies, le mouvement aussi est reconduit sur l'ensemble des sites déjà impliqués dans le mouvement.
Les syndicats dénoncent une atteinte au "droit à la grève", en réaction à la menace de réquisition brandie mardi par le gouvernement.

Le mouvement continue. La grève à la raffinerie Esso-ExxonMobil de Port-Jérôme (Seine-Maritime), en Normandie, a été reconduite ce mercredi matin à l'unanimité, pour le 23e jour, malgré la menace brandie la veille par la Première ministre de réquisitionner les dépôts du groupe pétrolier. De même, chez TotalEnergies, les salariés ont voté la reconduction du mouvement sur tous les sites impliqués, a annoncé la CGT. 

La raffinerie de Normandie, près du Havre, le dépôt de carburant de Flandres, près de Dunkerque, la "bio-raffinerie" de La Mède (Bouches-du-Rhône) et la raffinerie de Feyzin ont voté la reconduction "et la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) est entrée dans le mouvement" comme annoncé la veille, a indiqué à l'AFP Eric Sellini, coordinateur CGT pour le géant français. Quasiment toutes les raffineries de l'Hexagone sont touchées par le mouvement de grève : six sur sept (une huitième est située en Martinique). 

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Seule à ne pas avoir débrayé, celle de Lavéra, à Martigues... où les syndicats ont déjà obtenu une revalorisation salariale de la part des dirigeants du groupe qui la possède- Pétroineos, filiale commune du chimiste britannique Ineos, et du pétrolier chinois Pétrochina.

La réquisition, une "remise en cause" du droit de grève

Chez Esso-Exxon-Mobil, les salariés ont voté la reconduction pour les huit prochaines heures, jusqu'à ce qu'un prochain groupe de gréviste ne prenne la relève sur le piquet de grève, à 14h. "Le gouvernement veut nous obliger à venir travailler, on va se battre contre ça, c'est clairement une remise en cause du droit de grève", a déclaré devant les grévistes, Christophe Aubert, délégué syndical central CGT, en réaction aux menaces de réquisition du gouvernement.

"On entend depuis hier (mardi) qu'on va être réquisitionnés de manière immédiate, mais nous n'avons aucun document, on ne peut pas spéculer sur des choses qu'on n'a pas encore, si ça tombe pour bafouer le droit de grève, on réagira en allant au tribunal avec un référé", a dit pour sa part Reynald Prevost, coordinateur FO.

Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, la Première ministre Élisabeth Borne a annoncé la réquisition des personnels pour débloquer les dépôts de carburants du groupe Esso-ExxonMobil où un accord salarial a été conclu lundi par deux organisations syndicales, majoritaires à l’échelle du groupe, mais pas de ses raffineries.


S.M avec AFP

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