L'Agence internationale de l'énergie (AIE) prévoit une "importante pénurie de l'offre" de pétrole au quatrième trimestre 2023.
À partir de septembre, la diminution de la production des pays de l'OPEP+ entraînera un déficit d'approvisionnement important.
Conséquence : les prix de l'essence et du gazole pourraient encore connaître une hausse.

Des prix encore à la hausse lorsque vous ferez votre plein d'essence cet automne ? Alors que les prix du carburant tutoient toujours la barre des deux euros le litre, la tendance est en tout cas à "la volatilité" des tarifs du pétrole sur le marché pour le quatrième trimestre 2023, a indiqué ce mercredi l'Agence internationale de l'énergie (AIE). La cause ? "Une importante pénurie" de l'or noir ces prochaines semaines, indique l'institution, due notamment au prolongement des réductions de la production de la Russie, mais aussi de l'Arabie saoudite.

Un "déficit substantiel" d'un million de barils

Ces coupes devraient se traduire par "un déficit substantiel" d'un million de barils par jour pour les pays de l'OPEP+, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, qui réunit la plupart des pays producteurs de pétrole dans le monde. "Les réductions de production des membres de l'OPEP+ depuis début 2023 ont jusqu'à présent été compensées par une offre plus élevée de la part des producteurs extérieurs à l'alliance", analyse l'AIE. Les États-Unis et le Brésil, qui ne sont pas intégrés à l'OPEP+, ont notamment augmenté leur production depuis le début de l'année.

Problème : alors que l'offre de pétrole fournie par l'OPEP+ va diminuer, la demande n'a jamais été aussi forte. En août, l'AIE avait prévenu d'un nouveau record de cette dernière, avec une augmentation de 2,2 millions de barils par jour par rapport à 2022. Le retour de la consommation chinoise, les carburants d'avion et la pétrochimie confirment cette prévision, indique l'Agence dans son nouveau rapport, en dépit d'un ralentissement global de la croissance de la demande.

L'annonce de l'Opep a logiquement fait flamber lundi les cours sur les marchés : en séance, les deux références du pétrole sont montées à leur plus haut niveau depuis novembre. L'effet sur les prix de ce déséquilibre entre l'offre et la demande est accentué par une situation tendue du côté des stocks.


T.A. avec AFP

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