Le ministre de l'Économie a assuré, mardi, que la France devrait "sortir du pic de l'inflation fin 2023".
Selon la première estimation de l'Insee, elle a connu une nouvelle accélération en France en mai.
Elle s'élève désormais à 5,2% sur un an.

C'est une note d'espoir que veut apporter Bruno Le Maire aux Français. Dans une interview à paraître mercredi dans Le Figaro, le ministre de l'Économie a assuré que la France devrait "sortir du pic d'inflation fin 2023". Une déclaration qui intervient alors que, selon la première estimation de l'Insee, l'inflation a connu une nouvelle accélération en France en mai. Elle s'élève ainsi à 5,2% sur un an, dépassant pour la première fois depuis septembre 1985 la barre des 5%. 

La hausse des prix sur un an s'était établie à 4,8% en avril, atteignant déjà un plus haut en près de 37 ans. En mai, les prix sont en hausse pour tous les postes de consommation recensés par l'Institut national de la statistique, avec notamment une nouvelle poussée dans l'énergie. "Après leur repli le mois précédent, les prix de l'énergie se redresseraient en lien avec le rebond des prix des produits pétroliers", détaille l'Insee, alors que la guerre en Ukraine a fait flamber les cours des matières premières. Ils accélèrent ainsi de 28% sur un an, après une hausse de 26,5% en avril. 

Un combat qui "doit être mené par tous"

Dans son entretien au Figaro, Bruno Le Maire a estimé que la France connaîtrait par la suite "un niveau d'inflation structurellement plus élevé, autour de 2%, en raison de la régionalisation des chaînes de valeurs et du coût très élevé de la transition énergétique". En effet, les prix sont actuellement tirés vers le haut par la situation sur les marchés de l'énergie, le coût du gaz et de l'électricité ayant connu une flambée historique, et celle des marchés alimentaires. Les prix de l'alimentation ont ainsi progressé de 4,2% en mai contre 3,8% le mois dernier.

Le ministre de l'Économie a par ailleurs estimé que "le combat contre l’inflation doit être mené par tous. Les entreprises - et certaines le font déjà - peuvent aussi participer, en mobilisant des outils de partage de la valeur comme la prime Macron, la participation ou l’intéressement". "Celles qui ont les marges de manœuvre suffisantes peuvent aussi augmenter les salaires. Elles peuvent aussi faire baisser les prix", ajoute-t-il. 

La comparaison entre la France et ses voisins européens reste cependant plutôt flatteuse, l'inflation allemande ayant enregistré un nouveau record lundi (+7,9% sur un an en mai). Lors d'une intervention lundi, Bruno Le Maire s'était déjà félicité de cette situation, expliquant que le gouvernement avait "pris un certain nombre de décisions pour protéger les Français contre l'augmentation des prix et contre l'inflation". 

L'Insee doit publier mi-juin son estimation définitive de l'inflation au mois de mai. Dans sa dernière note de conjoncture, l'institut prévoyait une inflation de 5,4% sur un an en juin.


Annick Berger avec AFP

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