La réforme des retraites présentée, oppositions et syndicats vent debout

Fin des ristournes, menaces de blocages… Le carburant va-t-il continuer de grimper ?

Publié le 12 janvier 2023 à 14h19
JT Perso
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Source : TF1 Info

Depuis le 1er janvier, la ristourne mise en place par le gouvernement pour lutter contre la hausse des prix des carburants s'est éteinte.
Ce jeudi, la CGT Pétrole menace d'arrêter les raffineries pour lutter contre la réforme des retraites.
Se dirige-t-on vers une explosion des prix à la pompe ?

L'envolée des prix des carburants va-t-elle devenir inévitable ? Après une année 2022 marqué par un bond des tarifs à la pompe, 2023 a débuté sur la même dynamique. Depuis le 1er janvier, la ristourne du gouvernement a définitivement pris fin, remplacée par un dispositif plus ciblé, destiné à dix millions de ménages. Automatiquement, le prix du plein a augmenté.

Selon les chiffres du ministère de la Transition écologique publiés le lundi 9 janvier, le gazole s'est vendu au prix moyen de 1,8994 euro le litre, soit 13,29 centimes de plus que la semaine précédente. L'essence sans plomb 95 a augmenté pour sa part de 17,28 centimes, affichée à la pompe à 1,8516 euro le litre en moyenne, et le sans plomb 95-E10 était en hausse de 19,23 centimes, vendu à un prix moyen national de 1,8346 euro le litre.

Au-delà de la fin de l'aide gouvernementale, les tarifs pourraient encore grimper selon la loi de l'offre et de la demande. Ce jeudi, les syndicats CGT de la branche pétrole ont appelé à plusieurs jours de grèves en janvier et février pour protester contre le projet de réforme des retraites. "Si nécessaire", l'organisation syndicale menace même d'arrêter "les installations de raffinage."

La Première ministre refuse de "pénaliser les Français"

L'objectif est clair : faire reculer le gouvernement. Un pari aux conséquences déjà expérimentées ces derniers mois. À l'automne dernier, une vaste mobilisation de plusieurs semaines avait provoqué d'importantes difficultés d'approvisionnement en carburant. Lorsque celui-ci devient plus rare, son prix repart à la hausse.

"Nous avons vu, il y a quelques mois, ce que ce type de blocage pouvait provoquer", explique à TF1info Patrice Geoffron, professeur d'économie à Paris-Dauphine et membre du Cercle des économistes. "Peuvent se produire des pénuries très hétérogènes sur le territoire, mais également de grandes différences de prix - parfois de l'ordre de 50 centimes d'euro selon les stations-service -, car les chaines d'approvisionnement se trouvent totalement déstabilisées."

"Il est important de ne pas pénaliser les Français", a réagi la Première ministre Élisabeth Borne, en première ligne en octobre pour limiter la pénurie de carburants. "On peut faire grève, mais il faut aussi être attentif au quotidien de nos concitoyens", a-t-elle insisté. "Nous sommes dans une période qui peut être compliquée, avec de l'inquiétude, notamment sur l'inflation. Trouvons des modes d'action qui ne pénalisent pas nos concitoyens."

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D'autant qu'outre d'éventuelles mobilisations dans les raffineries, le contexte international demeure tendu. "À partir du 5 février, nous allons entrer dans la deuxième phase de l'embargo" visant à sanctionner la Russie après son invasion de l'Ukraine, rappelle Patrice Geoffron. "Une partie du diesel consommé en France venait jusqu'alors des raffineries russes. Même si d'autres sources d'approvisionnement sont disponibles (Moyen-Orient, Golfe du Mexique, Inde...), elles présentent toutes des coûts plus élevés." Qui sont, in fine, répercutés sur le prix à la pompe.


Idèr NABILI

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