Baisses de charges, prêts garantis... Le gouvernement accordera des aides aux agriculteurs après les violents orages qui ont dévasté leurs cultures.
Pour rappel, seulement 30 % des terres agricoles sont aujourd'hui assurées.
Comment l’expliquer ?

Ludovic Roy est vigneron dans le Maine-et-Loire depuis 22 ans. En quelques minutes, la grêle a ravagé douze de ses treize hectares de vignes. Même constat à plusieurs centaines de kilomètres, ou plus précisément dans le Gers. Les 40 hectares de vignes de Vincent Piquemal ont été entièrement sinistrés. Ce producteur d’armagnac est assuré contre le gel, la grêle, et tous les autres aléas climatiques. Mais il sait d’avance que ses indemnités ne seront pas à la hauteur de ses attentes. D’après ses calculs, il percevra 122 400 euros. C’est moins que ce que lui rapporte une récolte complète.

Des indemnisations jugées insuffisantes ou encore des contrats trop chers. C’est la raison pour laquelle, aujourd’hui, deux tiers des céréaliers ne sont pas assurés. C’est le cas de Guillaume Branthomme, le polyculteur et éleveur est installé depuis tout juste un an. Sa perte nette se chiffre à plus de 60 000 euros. Le Gouvernement vient notamment d'annoncer l’allègement des charges sociales ou encore l’étalement du remboursement des prêts garantis par l’État. Pour les agriculteurs contactés, ce geste ne suffira pas à sauver les exploitations les plus sinistrées.

TF1 | Reportage A. Basar, S. Chevallereau, A. Poupon.


La rédaction de TF1info

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