Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

"Avec l'accumulation des aides publiques, toute l'économie est peu à peu nationalisée", estime François Lenglet

TF1
Publié le 19 avril 2021 à 10h35, mis à jour le 19 avril 2021 à 10h41
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Source : JT 20h WE

SOUS PERFUSION - Après l'épisode de gel qui a frappé de nombreuses exploitations agricoles, le Premier ministre a annoncé une aide d'un milliard d'euros pour les agriculteurs. Le principe du "quoi qu'il en coûte" s'applique-t-il à nouveau ? L'analyse de François Lenglet.

Jean Castex a promis un milliard d'euros d'aides pour les agriculteurs touchés par le gel. Pour François Lenglet, spécialiste économie de TF1, c'est le principe du "quoi qu'il en coûte" qui s'applique à nouveau. "Cette aide est bien sûr nécessaire face à la plus grosse catastrophe climatique depuis 30 ans. Ce qui pose question : c'est l'accumulation des aides publiques pour la restauration, le spectacle, l'automobile, les transports, l'aéronautique, la viticulture déjà le mois dernier. Toutes ces crises vont coûter au bas mot 424 milliards sur trois ans selon l'homme qui dit toujours oui, le ministre du Budget", souligne-t-il.

"Seuls les chômeurs ont été mis à la diète avec la réforme de l'Assurance-chômage : le gouvernement s'est montré d'autant plus inflexible qu'il avait tout lâché ailleurs", indique-t-il. 

'Ce qui ne peut pas durer finit toujours par s'interrompre"

"C'est toute l'économie qui est peu à peu nationalisée. Avec un double risque, d'abord que ces perfusions provoquent une dépendance de la part des entreprises et les éloignent de leurs clients. Ensuite que le mécanisme européen exceptionnel, qui permet de s'endetter à taux zéro, s'arrête. Soit à cause d'une crise financière, soit parce que Berlin ou La Haye ne seront plus d'accord. Ce qui ne peut pas durer finit toujours par s'interrompre", rappelle le spécialiste économie de TF1.

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"Alors bien sûr, nous pourrions nous tranquilliser en regardant les autres. Les États-Unis, entre la dernière année de Trump et la première de Biden, auront dépensé 4500 milliards. C'est dix fois plus que nous. Mais est-ce que c'est rassurant ou encore plus inquiétant", s'interroge François Lenglet, soulignant que "ce sont tous les gouvernements occidentaux qui marchent sur de la glace fine".


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