Pour la première fois depuis la fin de la pandémie, le nombre de demandeurs d'emploi est reparti à la hausse, au 3e trimestre.
17 400 personnes supplémentaires se sont inscrites à Pôle emploi.
Certains secteurs sont plus touchés que d'autres comme le bâtiment, l'habillement ou l'intérim.

Le nombre de chômeurs (catégorie A, sans activité) a augmenté de 0,6% au troisième trimestre en France entière (hors Mayotte), soit 17.400 personnes inscrites en plus, à 3,028 millions, selon les chiffres publiés mercredi par le ministère du Travail. Certains secteurs sont plus touchés que d'autres, comme le bâtiment.

En témoigne, l'exemple de l'entreprise clermontoise, iMaje Construction, qui a vu son carnet de commandes diminuer de moitié cette année 2023. Elle a vendu seulement neuf maisons au lieu de dix-huit l'année dernière, les acheteurs ayant du mal à financer les projets. Résultat, pas d'embauches et moins de sous-traitants comme les maçons, les électriciens ou les conducteurs d'engins.

Les commerces aussi embauchent moins, comme les boucheries, les épiceries ou les magasins de vêtements. Les contraintes s'accumulent alors qu'il faut rembourser le prêt garanti par l'État, faire face à l'augmentation des matières premières et du coût de l'énergie. Dans ce contexte, les entreprises rognent de plus en plus sur leurs marges.

Les adhérents de la Confédération des Commerçants de France (CDF), qui regroupe plus de 450 000 commerces, se montrent actuellement très inquiets. "On gèle les embauches dans un premier temps, quand il y a une conjoncture difficile, on n'est pas sûr du lendemain, on se pose des questions par rapport à l'activité", détaille dans le reportage en tête de cet article Francis Palombi, son président.


La rédaction de TF1 TF1 | Reportage L. Romanens, C. Nieulac, T. Vartanian

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