Et si les opérateurs de l’État permettaient d’économiser 10 milliards d’euros

par Geoffrey LOPES | Chronique : Christophe BEAUGRAND
Publié le 20 février 2024 à 14h08

Source : Bonjour !

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire cherche à économiser dix milliards d’euros sans augmenter les impôts.
Les opérateurs de l’État, des agences de service public aux contours parfois flous, pourraient l’aider sans peser sur la vie quotidienne des Français.

Musées, universités, France Travail, Météo France, le CNRS, l’Inserm… Autant d’opérateurs de l’État indispensables à la mise en œuvre des politiques publiques de recherche, de retour à l’emploi, de culture ou de santé.

Problème, ces agences coûtent de plus en plus cher. Aujourd’hui, l’État finance 437 agences pour la bagatelle de 67 milliards d’euros. Pour comparaison, en 2007, ces opérateurs étaient plus nombreux (649) mais moins onéreux (19 milliards d’euros). Dans un rapport, l'Inspection générale des finances dénonce des dépenses "très mal documentées et très peu contrôlées par le Parlement qui vote seulement les subventions de l'État dans le budget annuel".

Or, Bruno Le Maire l’a annoncé au 20H de TF1 de dimanche dernier, l’État doit faire 10 milliards d’euros d’économie. Comment tailler dans le gras ? Christophe Beaugrand propose quelques pistes dans Bonjour ! La Matinale TF1.

"Dépense publique exponentielle"

L’Agence nationale de cohésion des territoires développe l’activité pour 80 millions d’euros par an. Avec ses 100 millions d’euros de budget, Business France accompagne l’internationalisation des entreprises françaises et l’implantation des entreprises étrangères en France. De son côté, France compétences développe la formation professionnelle pour 14,9 milliards d’euros.

Outre le travail, d’autres agences s’attachent à protéger la nature et les animaux. Le Centre national de la propriété forestière, doté de 36 millions d’euros, aide les particuliers à gérer leurs parcelles arborées. L’Institut du cheval et de l’équitation compte 700 agents et 45 millions d’euros de fonctionnement. Objectifs, valoriser le patrimoine équestre, réaliser des statistiques et faire l’inventaire des chevaux français, un rôle que la Cour des comptes a déjà épinglé. Le Conservatoire de l’espace littoral et des rivages protège l’espace naturel avec 55 millions d’euros.

Benoît Perrin, président de l’association Contribuables associés, se bat contre le gaspillage financier des opérateurs de l’État. Il dénonce des dépenses publiques "énormes et exponentielles, avec l’emploi de centaines de milliers de fonctionnaires." Il affirme que "plusieurs institutions se marchent dessus avec la même fonction. Certains établissements ne comportent que 4 ou 5 agents. Même si l’État leur alloue un budget, ils n’ont pas toujours de contrats d’objectif et ils n’ont pas d’obligation de résultat", reprend le militant.

Dans son même rapport, l'Inspection générale des finances demande que dans le projet de loi de finances, les opérateurs "présentent l'évolution des dépenses, des effectifs et des ressources à périmètre constant. Chaque opérateur doit publier chaque année ses comptes détaillés, sa convention d'objectif avec sa tutelle et son bilan social sur son site."


Geoffrey LOPES | Chronique : Christophe BEAUGRAND

Tout
TF1 Info