Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Début de la fin des aides : les commerçants vont-ils tenir ?

Publié le 1 juin 2021 à 20h10, mis à jour le 1 juin 2021 à 21h53
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Plus de 100 000 magasins et établissements jugés non essentiels ont pu rouvrir il y a deux semaines, après sept mois de fermeture. À partir d'aujourd'hui, l'État va se désengager progressivement et réduire les aides qui leur ont permis de survivre.

Après deux semaines de réouverture, un magasin de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) a retrouvé ses clients. Ils sont même deux fois plus nombreux qu'en temps normal. Une reprise encourageante. L'arrêt progressif des aides de l'État dès ce 1er juin n'inquiète donc pas vraiment. Le fonds de solidarité était pourtant de 8 000 euros par mois. "On est content de les avoir eus. On espère que de nous-mêmes on va pouvoir reprendre du chiffre d'affaires et retravailler normalement pour longtemps", nous confie-t-on.

Autre ambiance dans un quartier touristique de Paris. Là-bas, les clients étrangers manquent à l'appel et le bijoutier que nous avons rencontré ne réalise que 50% de son chiffre d'affaires habituel. "Le "quoi qu'il en coûte" a une limite. Mais dans notre cas, je pense que ça aurait été bien de maintenir certaines aides, sous conditions bien évidemment du chiffre d'affaires, jusqu'à la fin de l'année", déclare Vincent Tarnaud, gérant de la boutique Aventurine.

Le chômage partiel, lui est prolongé mais devient moins intéressant. Le gérant d'une boutique de prêt-à-porter qui nous a reçus l'utilise et verse à son employé 84% de son salaire net, soit 1 500 euros. Mais dès le mois prochain, ce sera 72%, soit en peu plus de 1 200 euros. "C'est moins intéressant pour le salarié", s'exprime Jean-Pierre Salson. Il pourrait donc vite le faire revenir.


La rédaction TF1 Info

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