Déficit, dette... Peut-on vraiment échapper à une hausse d'impôts ? La mise au point de François Lenglet

Publié le 15 avril 2024 à 12h04

Source : JT 20h WE

Les chiffres sur l'état de nos finances publiques sont très mauvais.
Mais Emmanuel Macron le maintient, il n'est pas question d'augmenter les impôts.
Cette promesse est-elle tenable ?

Pour diminuer le déficit, le gouvernement a deux options, augmenter les impôts pour faire rentrer l'argent ou diminuer les dépenses. Or, tous les plans de rigueur qui se sont succédé depuis cinquante ans ont privilégié la hausse des impôts : Barre en 1976, Delors en 1983, Juppé en 1995, Fillon en 2011 et Ayrault en 2013. C'est pour cela que les impôts et les taxes ont augmenté de dix points de PIB depuis 1976. Aujourd'hui, les Français paient 300 milliards d'euros d'impôts de plus qu'à l'époque.

Avec le plan Le Maire, c'est la première fois qu'on exclut les impôts au profit de coûts budgétaires pour 20 milliards en 2024 et encore 20 milliards de plus l'année prochaine, en 2025. Est-ce que ces coupes suffiront ? C'est loin d'être sûr, d'autant que le Premier ministre et le Président ont promis une baisse d'impôts en 2025 qu'il va falloir financer aussi.

En réalité, tout dépendra de la croissance économique. Si elle est forte, les recettes fiscales progresseront et le plan suffira. Si, au contraire, elle reste aussi faible qu'aujourd'hui, le gouvernement se trouvera contraint de choisir entre deux renoncements, abandonner l'objectif de limiter le déficit à 3% du PIB ou rompre sa promesse de ne pas augmenter les impôts pour les Français.


La rédaction de TF1info

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