Le 20h

Fermeture d'usine : comment une ville tente de se relever

Publié le 19 janvier 2022 à 20h22, mis à jour le 24 janvier 2022 à 9h53
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

En 20 ans, des sites industriels ont fermé, des compétences ont été perdues, des villes ont décliné. C'est ce qui s'est passé à Villemur-sur-Tarn, près de Toulouse. Un sous-traitant automobile a fermé ses portes il y a douze ans.

Pas un bruit, pas une machine, pas un ouvrier. Lorsqu'on survole le site de l'ancienne usine Molex aujourd'hui, on a du mal à s'imaginer l'effervescence. À une époque, ils étaient 1 600 dans cette usine de pièces automobiles.

Molex était le poumon économique de Villemur-sur-Tarn. Treize ans après la fermeture, il est toujours aussi douloureux pour les anciens salariés de revenir devant la grille de l'usine. "Il y a de tout, le malheur, la haine. Tout se mélange", confie un homme. "J'essaie de passer le moins possible devant l'usine. Et d'être là, c'est encore très douloureux", s'exprime une femme.

Pour comprendre pourquoi l'émotion reste si vive, il faut revenir au mois d'octobre 2008. La société américaine voulait délocaliser la production en Slovaquie, alors que l'usine faisait des bénéfices. Du jour au lendemain, 283 ouvriers perdent leur emploi.

Dans la foulée de Molex, ce sont ses sous-traitants, puis d'autres usines qui ferment à leur tour. Les plus de 50 ans ne retrouvent pas de travail, les plus jeunes, eux, quittent la ville avec leur famille et leur pouvoir d'achat. Les commerces ferment les uns après les autres. Plus de détails dans la vidéo en tête de cet article.

TF1 | Reportage N. Gandillot


La rédaction TF1 Info

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