Les négociations entre la grande distribution et les producteurs se jouent en ce moment. Et parmi les plus inquiets, il y a les agriculteurs qui réclament une hausse des prix. Ce bras de fer tendu est amplifié cette année par la flambée des charges.

Dans la vidéo en tête de cet article, cette scène a lieu chaque année en coulisses. Une réunion entre les industriels et les distributeurs pour négocier une chose : le prix que nous allons payer en rayon. Tant qu'un accord n'a pas été trouvé, il est impossible de savoir combien coûtera son plein de courses. Mais à 24 jours de la fin de la discussion, 3/4 des contrats ne sont pas encore signés.

Ces négociations viennent de se terminer pour James Cann, à la tête d'une entreprise de pâte. Pendant trois mois, il a demandé aux supermarchés de payer plus cher ses produits. Une nécessité pour couvrir la hausse de ses coûts de production depuis un an comme il l'explique au micro de TF1.

Selon Jean-Philippe André, président de l'ANIA, l'un des principaux représentants de l'industrie agroalimentaire, si aussi peu de contrats ont été signés, c'est que les demandes d'augmentation des prix restent sans réponse. Les négociations durent quatre mois exactement. Jouer la montre est une stratégie bien connue de la grande distribution pour faire baisser les prix comme le constate Olivier Lauriol, acheteur pour des enseignes de supermarché.

Lors des négociations, les supermarchés doivent remplir deux impératifs : conserver une marge de 10% sur les sodas, 60% sur les céréales tout en gardant des prix attractifs face aux concurrents. Si les enseignes n'obtiennent pas satisfaction, elles n'hésitent pas à faire pression en retirant les produits de la vente. La suite dans le reportage ci-dessus.

TF1| Reportage C. Diwo, P. Gely, A. Pocry


La rédaction de TF1info

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