Sur le front du carburant, la situation s'améliore quelque peu pour les automobilistes.
Le gouvernement a activé des réquisitions des salariés dans plusieurs raffineries.
Une mesure précoce, contrairement au précédent d'octobre dernier.

Dans les mains des salariés que nous rencontrons devant la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), il y a les lettres de réquisitions les enjoignant de reprendre le travail. Les livraisons de carburants vont pouvoir reprendre dans la région Pays de la Loire, où 36 % des stations étaient déjà en situation de pénurie partielle. Les réquisitions se multiplient partout en France, une mesure appliquée beaucoup plus tôt que lors du mouvement social d'octobre dernier.

Réquisitions précoces

La situation est analogue dans la raffinerie de Gonfreville (Seine-Maritime), où la police monte la garde face à des manifestants, comme on peut le voir dans le reportage du 20h de TF1 en tête de cet article. La mesure a pris de court : elle intervient trois jours seulement après la fermeture de la raffinerie. En octobre dernier, lors du mouvement de grève pour une revalorisation salariale, il avait fallu attendre quatorze jours pour que la première réquisition ait lieu.

C'est un changement de stratégie du gouvernement, décidé cette fois à réagir plus vite. Et ce n’est pas la seule différence. Contrairement à la dernière pénurie, il y a cette fois du stock de carburant dans les dépôts... mais encore faut-il pouvoir l'en extraire. Car les manifestants bloquent aussi l'accès de certains dépôts pétroliers, là où transite l’essence avant d’arriver à la pompe. Là encore, le gouvernement a opté pour la réquisition, comme à Fos-sur-Mer. 700 camions-citernes ont pu être approvisionnés, contre 900 en temps normal. Pour les automobilistes marseillais, comme l'a constaté notre équipe, la différence commence à se ressentir.


La rédaction de TF1info | Reportage : Charles Diwo, Guillaume Thorel, Linda Huré

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