En difficulté en Ukraine, Poutine choisit l'escalade

Guerre en Ukraine : des PME françaises à la peine

Publié le 10 mars 2022 à 20h22, mis à jour le 10 mars 2022 à 22h50
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Pour de nombreuses entreprises françaises, la guerre entre la Russie et l'Ukraine est une très mauvaise nouvelle.
Certaines exportent vers ces deux pays, alors que d'autres y ont des usines, des ateliers et des magasins.
Comment s'adaptent-elles ?

Thierry Blandinières, directeur général du groupe Invivo, est dans l'incertitude au quotidien. Son entreprise de céréales emploie 350 salariés ukrainiens, dont la majorité sur un site industriel, une malterie située à 300 kilomètres à l'Ouest de Kiev. Depuis 10 jours, l'usine est à l'arrêt. Une trentaine d'hommes sont réquisitionnés pour combattre. Pour aider ses salariés ukrainiens, l'entreprise leur a versé deux mois de salaire d'avance. Ce patron français envisage tous les scénarios, y compris la destruction de ses usines. Une perte qui se chiffre "entre 50 et 100 millions, entre les stocks et la valeur des sites".

Ce risque financier touche aussi les entreprises qui travaillent avec la Russie. À Marseille, le fabricant de peinture, Senideco, est dans une situation paradoxale. Ses clients russes multiplient les commandes, mais il est impossible à l'entreprise de les expédier, faute de paiement selon Florence Fabre, la co dirigeante de l'entreprise. Les Russes, eux, veulent acheter au plus vite, car ils craignent que leur monnaie perde toute sa valeur suite aux sanctions prises par les occidentaux. Mais comment vont-ils régler leur facture, alors qu'ils ont été exclus du système des échanges bancaires ? La patronne ose à peine aborder le sujet avec son homologue russe. Face à cette incertitude, l'entreprise ne fera partir aucune commande non payée.

T F1 | Reportage L. Palmier, M. Perrot, P. Fontalba.


La rédaction TF1 Info

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