Guerre en Ukraine : selon Pascal Perri, les Français les plus aisés devront "se serrer la ceinture"

Publié le 3 mars 2022 à 21h27

Source : TF1 Info

Dans son "parti pris" diffusé le jeudi 3 mars sur LCI, Pascal Perri estime que la crise ukrainienne aura des conséquences lourdes sur le pouvoir d'achat des plus modestes.
Notre chroniqueur juge que les classes moyennes et supérieures devront accepter "une réduction de leur niveau de vie".

La guerre en Ukraine va-t-elle aggraver les tensions qui pèsent déjà sur le pouvoir d'achat des Français ? C'est ce qu'assure l'économiste Pascal Perri ce jeudi 3 mars sur LCI. 

Dans son "parti pris", notre chroniqueur juge que nous devons déjà nous préparer "à une économie de guerre", même si les pays de l'Union européenne sont aujourd'hui en paix. La crise ukrainienne aura en effet, selon lui, un effet à la hausse sur les prix des sources d'énergie, carburant ou gaz, mais également sur les denrées alimentaires de bases, dont certaines, comme le blé, sont importées du Russie ou d'Ukraine. 

"On sait qu'il y a 2 millions de familles qui vivent avec un budget alimentaire de 200 euros par mois. Pour ces gens, l'augmentation des prix des aliments de base est un drame", explique-t-il. 

Les plus riches devront "arbitrer leurs dépenses"

Face à cette crise, il faudra aider les familles les plus modestes. La France, qui accuse déjà une dette de 113% du PIB à l'issue de la crise sanitaire, devra encore faire face à "des dépenses nouvelles", insiste l'économiste. "Il faudra qu'on soutienne l'effort de dépense, les ménages, les entreprises."

"Mon parti pris", explique-t-il, "c'est de dire aux classes moyennes et supérieures qu'on va être obligé de se serrer la ceinture". "Si on engage de l’argent public, on devra le faire pour les gens en difficulté, pas pour les gens comme moi. On va se serrer la ceinture, on partira moins en vacances, on va moins financer nos loisirs, on va accepter de payer l’essence plus chère [...] Il faudra accepter une réduction de notre niveau de vie. Les Français qui gagnent bien leur vie vont devoir arbitrer leurs dépenses."

"On ne touche pas aux impôts, on ne baisse plus les impôts", conclut Pascal Perri. 


La rédaction de TF1info

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