Plusieurs métropoles françaises accordent désormais plus facilement des permis de construire pour surélever certaines habitations en ville.
L'idée est de construire des étages supplémentaires sur des immeubles déjà existants.
Le 20H de TF1 vous fait découvrir ce type de projet en Île-de-France.

Construire de nouveaux logements sur son toit ? Ce type de projet, loin d'être insolite, séduit de plus en plus de copropriétaires d'immeubles en France. L'idée est de vendre le droit de construire une surélévation à partir du toit d'une habitation. En échange d'une somme conséquente, un promoteur pourra y bâtir des étages supplémentaires avec de nouveaux logements à vendre. De nombreuses villes françaises ont décidé de faciliter l'obtention de ces permis de construire. Une solution de choix pour les copropriétaires qui souhaitent faire des économies.

Une surélévation pour rénover son immeuble à moindre frais

À Paris, depuis la loi ALUR de 2014, la surélévation d'une partie des immeubles parisiens est facilitée. La capitale compte en effet de nombreuses constructions appelées "dents creuses", des habitations de 3 à 5 étages coincées entre des bâtiments plus haut. À Paris, 10% des logements pourraient être rehaussés, tout en respectant les règles d'urbanisme.

Dans le reportage en tête de cet article, une équipe du 20H de TF1 est allée voir un chantier d'agrandissement dans la capitale. Le droit de construire à partir de ce toit s'est négocié 300.000 euros avec les 50 copropriétaires. Une somme qui va permettre de refaire la façade, et même d'installer un ascenseur. Plusieurs mairies françaises favorisent les projets de surélévation qui incluent la rénovation de l'ensemble des espaces de vie en commun.

Outre l'argent récolté, l'arrivée de nouveaux habitants est perçu positivement par les syndicats d'immeuble. "Il y aura des économies, car le nombre de co-propriétaires va être multiplié. Cela va diviser les charges d'entretien de l'ensemble de l'immeuble", affirme le président du conseil syndical d'un logement en cours d'agrandissement à Issy-les-Moulineaux.

Pour les promoteurs, ces projets sont de véritables mines d'or. De nouveaux appartements bien situés en ville peuvent se vendre 10.000 euros le mètre carré. Les communes voient également le potentiel de ces surélévations pour répondre au manque de place en ville. Elles font appel à des cartographes pour identifier les zones avec des immeubles en "dents creuses". Ces études de quatre à six mois ont porté leurs fruits dans des localités comme Saint-Nazaire où 5000 bâtiments peuvent être agrandis. À Strasbourg, 7500 constructions pourraient être surélevées et à Lyon 20% des logements sociaux. 


Laetitia ASGARALI DUMONT | Reportage vidéo Thomas Jarrion, Florian Le Goic

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