La campagne fiscale 2023 démarre ce jeudi 6 avril, avec l'envoi des déclarations papier préremplies, avant l'ouverture des déclarations en ligne la semaine prochaine.
Cette année, avec l'inflation notamment, certains contribuables vont payer un peu moins d’impôts.
On fait le tour de ces bonnes nouvelles fiscales.

À partir du jeudi 13 avril, il sera possible de remplir sa déclaration de revenus pour l'année 2022 en ligne. La date d'échéance est fixée au 8 juin, voire au 22 mai pour les personnes ayant opté par l'envoi postal, l'envoi des déclarations papier préremplies commençant dès ce jeudi 6 avril. Dès le 1er septembre 2023, toutes les personnes imposables seront prélevées à la source. 

En cette période d'inflation, les impôts peuvent être source d'inquiétudes, mais plusieurs bonnes nouvelles pourraient au contraire vous faire gagner de l'argent. 

L'inflation

Associer inflation et bonne nouvelle, cela peut paraître surprenant. Mais, paradoxalement, comme l'explique le reportage de TF1 en tête de cet article, c'est l'une des raisons qui va faire baisser la déclaration de revenus de millions de foyers. Cette baisse s’explique par une revalorisation du barème de l’impôt en suivant l’inflation. Par exemple, un homme célibataire qui touche le Smic et ne payait jusqu’ici pas d’impôts, aurait dû payer 66 euros cette année, sans la revalorisation. Avec, il n'en paye toujours pas. 

Autre cas de figure : une salariée qui touche 2.500 euros net par mois. L’année dernière, ses impôts s’élevaient à 2.560 euros. Cette année, elle n’en payera que 2.232 euros, soit une économie de 328 euros.

Pourquoi cette revalorisation fait-elle baisser le montant de l’impôt ? L’impôt sur le revenu est divisé en cinq tranches : 0%, 11%, 30%, 41% et 45%. Chacune a son taux d’imposition, et tous les seuils ont été augmentés de 5,4%. 

Si cette revalorisation est synonyme de baisse d'impôts pour beaucoup, elle n'aura toutefois pas d'effets pour tous ceux dont les revenus augmentent au même rythme que les prix. Pour en bénéficier, il faut donc avoir eu une augmentation de salaire de moins de 5,4%.

Le barème kilométrique relevé

Autre bonne nouvelle, pour les Français qui utilisent régulièrement leur voiture pour aller travailler. Le gouvernement a annoncé une revalorisation "exceptionnelle" du barème de l'indemnité kilométrique "de 5,4%". Selon le ministre délégué aux Comptes publics, Gabriel Attal, cette mesure fiscale va concerner deux millions de ménages soumis à l'impôt sur le revenu. 

Ce barème avait déjà été relevé de 10% en janvier 2022, coup de pouce aux salariés qui optent pour la déduction de leur revenu imposable de leur frais réels de déplacement (au lieu de l'abattement), comme les dépenses de carburants, les primes d'assurance ou les frais d'entretien. Cette nouvelle revalorisation, qui porte sur les revenus 2022, "peut représenter plus de 100 euros pour un célibataire qui gagne 2.900 euros", a précisé Bercy. 

Les impôts vont-ils baisser pour compenser l'inflation ? Le 20H vous répondSource : JT 20h Semaine

Ces frais réels peuvent donc être déduits de vos revenus… "À condition de renoncer à l’abattement de 10% dont vous avez automatiquement droit pour vos dépenses professionnelles", a détaillé Bercy auprès de TF1. Il faut donc comparer les deux montants, les frais réels et l'abattement, pour déterminer l'option la plus intéressante. Et pas besoin de sortir votre calculette, les impôts vous proposent automatiquement le meilleur choix. 

La fin de la redevance audiovisuelle

La case "ØRA", qu'il fallait cocher pour signaler que l'on n'avait pas de télévision, n'a plus lieu de figurer sur la déclaration de revenus : la fin de la redevance audiovisuelle, votée l'été dernier, est entrée en vigueur dès 2022. Les personnes qui étaient concernées économiseront donc jusqu'à 138 euros.

En effet, en Outre-mer, le montant de la contribution à l'audiovisuel public s'élevait à 88 euros, contre 138 euros en métropole. Au total, ce sont 23 millions de ménages qui bénéficient de la mesure, à travers tout le territoire.

Le crédit d'impôt pour la garde d'enfants majoré

La dernière bonne nouvelle concerne les ménages avec enfants. Jusqu'alors, les parents qui engageaient des frais pour faire garder leurs jeunes enfants hors de leur domicile avaient déjà le droit à un crédit d’impôt de 50%. Le plafond de dépenses était de 2.300 euros, soit 1.150 euros de crédit d'impôt. 

Désormais, comme décrété par le projet de loi finances, le plafond s'élève à 3.500 euros, soit un crédit d'impôt de 1.750 euros par enfant. Même chose pour les gardes alternées : de 575 euros, le plafond passe désormais à 875, soit un bonus de 300 euros.


F.R | Reportage TF1 Tiphaine Leproux, Emilie Spertino

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