VIDÉO - Kickmaker, les bonnes fées du Made in France

par La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Quentin Fichet et Maud Gatineau
Publié le 18 février 2022 à 20h21, mis à jour le 21 février 2022 à 12h00

Source : JT 20h WE

Les start-ups sont nombreuses à regretter de ne pas trouver les compétences nécessaires pour produire en France.
Une société a décidé de mettre à leur disposition des micro-usines pour mettre au point leurs prototypes.

Derrière la façade d'un immeuble classique, en plein Paris, est conçu un exosquelette, unique au monde. Il permet à des paraplégiques, comme Kevin, de marcher sans béquille. Pour l'instant, deux seulement sont fabriqués chaque mois, mais seront peut-être bientôt des centaines. L'entreprise cherche à les produire en France, mais ce n'est pas si simple. "Pour produire en France", explique Jean-Louis Constanza dans le sujet de TF1 en tête d'article,"il faut recréer des compétences, pas seulement de l'outillage". L'équation est simple, selon le cofondateur de la firme Wandercraft : "On a le choix entre aller en Asie et les trouver là-bas, et les recréer ici".

Ce sont les équipes de Kickmaker qui aident cette start-up à trouver les lieux et les fournisseurs. Cette société défend le "Made in France" avec une approche qui semble porter ses fruits, puisque la structure commence déjà à se passer de l'Asie. Trois micro-usines ont ainsi été développées en pleine ville, qui permettent aux start-ups, comme aux grands groupes tricolores, de développer leurs prototypes et d'améliorer leurs pièces rapidement.

Délocaliser, parfois un mauvais calcul

Quant aux entreprises françaises déjà parties, Alyzée Flaut et ses collègues les aident à revenir, avec des arguments loin des clichés : "De prime abord, le produit paraît moins cher quand on le produit à l'étranger", explique la responsable de Kickmaker, , "or comme on fait la somme de tous [les surcoûts liés à l'éloignement], on se rend compte que la différence n'est pas si grande que ça"

Un bon exemple s'offre à l'équipe de TF1, avec des conteuses pour enfants, auparavant produites en Chine, mais rapatriées depuis un an et demi dans cette usine près de Bayonne. Pour opérer ce prodige, le boîtier a été entièrement repensé pour limiter les opérations manuelles d'assemblage, et donc le recours à la main d'œuvre.

Forte de la démonstration de l'efficacité de Kickmaker, Alyzée Flaut profite de l'ambiance pré-électorale pour proposer deux mesures concrètes qui stimuleraient l'essor de la production en France : mettre en place un référent industrialisation par région, et créer une aide publique dédiée à l'industrialisation.


La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Quentin Fichet et Maud Gatineau

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