Le 20h

La maroquinerie de luxe, un vivier d’emploi

Publié le 1 décembre 2021 à 20h24, mis à jour le 1 décembre 2021 à 23h44
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Des milliers d'emplois sont à pourvoir dans l'industrie du luxe. La France reste la première puissance dans ce secteur. La marque Hermès forme ses futurs salariés dans son atelier d'excellence en Gironde.

Des sacs Hermès fabriqués à la main, dans le tout nouvel atelier de la marque, sont l'un des emblèmes du savoir-faire à la française. "On met une exigence assez haute dès le départ pour pouvoir tenir nos exigences et notre réputation en fait", indique Emmanuel Debaye, préparateur référent "Cuir" chez Hermès, Saint-Vincent-de-Paul (Gironde). Dans la maroquinerie de luxe, la réputation se fonde sur l'artisanat et personne n'y travaille par hasard.

Ouvert, il y a près de 3 mois, l'atelier compte 200 personnes dont beaucoup viennent d'entrer dans le monde du luxe. L'apprentissage du métier dure 18 mois minimum avant de pouvoir réaliser de bout en bout un sac entier. Le luxe affiche une très bonne santé, alors la marque ouvre un site de production par an, recrute et décide de créer son centre de formation.

Le rythme s'annonce soutenu avec près de 500 embauches par an dans les années qui viennent. Le métier a séduit Philippe Say, 34 ans, un ancien développeur de jeux vidéo. "C'est un métier qui est plus épanouissant, qui ne correspondra forcément pas à tout le monde et qui demande déjà d'en avoir envie parce que, comme c'est long, faut de l'exigence, de la patience et il faut être très motivé", affirme-t-il. Les salaires ne nous ont pas été communiqués par la direction, largement supérieure au SMIC selon elle. Ils sont versés sur seize mois avec intéressement.

Les trente apprentis sont formés par Nathalie Monbet, 21 ans d'ancienneté à la maroquinerie de Guyenne, Saint-Vincent-de-Paul (Gironde). "Il y a évidemment beaucoup d'exigence, une répétition des gestes qui fait qu’à la fin, on a une régularité dans son travail. Ce que je diffuse au sein de la formation, c'est d'avoir cette petite étincelle qui permet d'avoir la passion et c'est ça qui nous anime à la formation", explique la responsable formation. Si quelques-uns ont jeté l'éponge, la majorité intégrera les ateliers dans quelques mois.

TF1 | Reportage E. Braem, C. devaux


La rédaction TF1 Info

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