Aux États-Unis, malgré la crise, certains secteurs affichent une certaine santé presque insolente. Bruce Springsteen a vendu son catalogue à Sony pour un demi-milliard de dollars. Une vente record qui a marqué cette semaine l'industrie de la musique.

En cédant son catalogue de titres, Bruce Springsteen encaisse l'un des plus gros chèques de l'histoire de la chanson. Avec 450 millions d'euros, le chanteur américain a fait mieux que Bob Dylan, 270 millions d'euros ou le DJ français David Guetta, 90 000 millions d'euros.

C'est une renaissance pour le business de la musique grâce aux sites de téléchargement payants. Après la fin du CD, après l'ère du piratage, le streaming a permis la diffusion illimitée pour un abonnement d'une dizaine d'euros par mois seulement. Il y a des centaines de millions d'abonnés à ces services.

Depuis 2014, le chiffre d'affaires mondial de l'industrie musicale a regagné 50%. Et de nouveaux créneaux se profilent parce que les réseaux sociaux et les jeux vidéo utilisent de plus en plus de musique sous copyright. Du coup, la valeur des chansons explose. Tout comme les cours boursiers des éditeurs parmi lesquels Universal Music, numéro un mondial, est français.

Les investisseurs se ruent sur le moindre tube à vendre comme si c'était un baril de pétrole ou une obligation. Quant aux artistes, ils profitent de la remontée des prix pour vendre leur production au moins pour les plus célèbres. Exactement comme les sportifs, les plus connus gagnent bien davantage qu'auparavant alors que l'armée des ombres végète, elle, avec des revenus bien plus faibles. Il y a 20 ans, nous avions les disques d'or, les disques ont disparu, l'or est resté mais il n'est pas pour tout le monde.

TF1 | F. Lenglet


La rédaction de TF1info

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