Le gouvernement abaisse à 1% sa prévision de croissance pour 2024, annonce Bruno Le Maire au 20H de TF1

par F.S.
Publié le 18 février 2024 à 20h21, mis à jour le 18 février 2024 à 20h39

Source : TF1 Info

Bruno Le Maire était l'invité du 20H de TF1 ce dimanche, et a annoncé que la croissance de la France serait moins forte que prévu : les prévisions pour 2024 passent de 1,4% à 1%.
L'État prévoit également "dix milliards d'euros d'économies supplémentaires".

Les nouvelles sont moins bonnes que prévu. Invité sur le plateau du 20H de TF1 ce dimanche 18 février, le ministre de l'Économie a annoncé que la croissance de la France avait été revue à la baisse. Bruno Le Maire a abaissé de 1,4% à 1% la prévision de croissance pour 2024.

Le "contexte géopolitique" en cause

En cause, un "nouveau contexte géopolitique", a plaidé le ministre de l'Économie et des finances. Cette nouvelle prévision prend en effet en compte la poursuite de guerre en Ukraine, qui entre dans sa troisième année, mais aussi les affrontements au Moyen-Orient, les "difficultés" en mer Rouge, le "ralentissement économique très marqué" en Chine et la récession en Allemagne en 2023. Autant d'imprévus qui ont un "impact" sur la croissance économique du pays, a plaidé Bruno Le Maire. Avant de rappeler que la France gardait tout de même "une croissance positive".

Une croissance plus molle, qui s'accompagnera donc d'une baisse de l'entrée d'argent dans les caisses de l'État. Face à ce constat, le locataire de Bercy maintient toutefois son ambition d'un déficit public à 4,4%, arguant qu'il faut faire des économies pour garder la maitrise de nos finances publiques". C'est pourquoi, le "choix" que compte faire le gouvernement n'est pas d'augmenter les impôts pour renflouer les caisses, mais de réaliser des économies. "Quand on gagne moins, on dépense moins, c'est du bon sens", a plaidé le ministre sur notre plateau. 

Une décision responsable, au bon moment.
Bruno Le Maire, ministre de l'Économie

Plus précisément, Bruno Le Maire souhaite réaliser "dix milliards d'euros d'économies supplémentaires". Si le ministre s'engage à ne toucher "ni à la Sécurité sociale, ni aux collectivités locales", il a ajouté vouloir toucher aux "dépenses de l'État". Ainsi, cinq milliards d'euros devront être épargnés grâce à la "contribution de tous les ministères". "Ça peut être sur l'immobilier, l'énergie, les achats", a listé Bruno Le Maire. Les cinq autres milliards seront à trouver dans des économies sur "les politiques publiques", comme l'aide publique au développement ou le dispositif MaPrimeRénov'. 


F.S.

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