Le 20h

Le lin français à la conquête du monde

Publié le 2 septembre 2021 à 20h26, mis à jour le 2 septembre 2021 à 23h15
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

On le cultivait et on le tissait déjà il y a plus de 8 000 ans. Depuis, le lin ne sert plus seulement à fabriquer des vêtements, il est aussi utilisé pour l'ameublement, la décoration. La France en est l'un des premiers producteurs au monde.

Quel est le point commun entre cette planche de surf, ce casque de vélo ou encore ce dollar américain ? Ils contiennent tous du lin, une fibre végétale qu'on retrouve partout, et pas seulement dans le textile. La France en est le premier producteur mondial. Elle l'exporte en Inde ou en Chine. Alors, comment le lin français est-il parti à la conquête du monde ?

Benoît est liniculteur depuis quinze ans dans le nord de la France, mais il n'est plus le seul dans la région. En dix ans, les champs de lin ont progressé de 130 %, car cette plante vaut aujourd'hui de l'or. Elle est deux fois plus rentable que le blé. C'est la pleine saison de la récolte. Il faut aller vite avant que la pluie n'abîme le lin. Une fois récolté, il est transformé dans une usine de teillage. Cette entreprise familiale transforme 40 000 tonnes chaque année. Un savoir-faire français reconnu dans le monde entier. L'entreprise est en pleine croissance. Elle a vu son chiffre d'affaires augmenter de 30 % en cinq ans. Europe, Chine, Inde ou encore Mexique, la demande a explosé.

Avec le lin français, rien ne se perd, tout se vend. Les fibres de moins bonne qualité pour le textile intéressent d'autres secteurs, car elles sont ultra résistantes. Si la France produit la matière première, c'est la Chine qui la transforme. 80 % de son stock partent en Asie pour être filé. Bientôt, une partie de leur production ira à Béthune, à moins de 100 km de là. Cette entreprise familiale veut réimplanter son usine ici. Les métiers à tisser sont de retour, seize ans après avoir été délocalisés en Pologne. Olivier, le directeur, a vécu l'arrêt de l'usine en 2005. Cette année avec le Covid-19, il a eu un déclic : l'urgence de faire revivre la filature française. Pour nouer avec ce savoir-faire, cinquante personnes seront recrutées d'ici trois ans. Le consommateur, lui, payera environ deux euros plus chers pour un tee-shirt en lin 100 % fabriqué en France.


La rédaction TF1 Info

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