"Name and shame" : faut-il dénoncer les marques qui ne baissent pas les prix ?

par La rédaction de TF1 | Reportage Ludovic Romanens, Patrick Ninine
Publié le 11 mai 2023 à 15h36

Source : JT 13h Semaine

Le ministre de l'Économie a reçu ce jeudi les représentants de la grande distribution.
Il souhaite prolonger le trimestre anti-inflation et rouvrir les négociations avec les industriels qu'ils baissent les prix.
Bruno Le Maire n'exclut pas de dévoiler les noms des marques qui ne jouent pas le jeu.

À la sortie d’un supermarché, tous font un même constat : les prix ont augmenté :"Sur mon ticket, j'ai 20 euros de plus qu'il y a un an", illustre une jeune femme.  Cette situation est difficile à comprendre, alors que depuis un an, le cours des matières premières ne fait que diminuer. Exemple pour le tournesol, -55%, alors qu’en rayon, la bouteille a augmenté de 22%, soit 1,50 euro. Pour le blé, -40%, alors que les paquets de biscuits affichent 15% de hausse, soit cinq centimes.

Les industriels se justifient

Le gouvernement souhaite dénoncer les industriels qui ne baissent pas leurs prix en rayon, en publiant leurs noms. "Si on ne les force pas à baisser les prix, les prix ne baisseront plus jamais, et ça pourrait avoir un impact sur le pouvoir d'achat à long terme", confie une consommatrice. Pour certains experts, cette pression sur les industriels permettra qu'ils revoient leurs prix à la baisse, alors que rien ne les y contraint.

Les industriels se justifient aujourd'hui en rappelant qu'ils ont acheté leurs stocks de matières premières, il y a plus de six mois. "Il ne serait pas bon de dénoncer des gens. On adaptera les prix au fur et à mesure", assure Jean-Philippe André, président de l'Association nationale des industries alimentaires. 

Le gouvernement souhaite prolonger jusqu'au 15 septembre le panier anti-inflation, en y incluant les fournitures scolaires.


La rédaction de TF1 | Reportage Ludovic Romanens, Patrick Ninine

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