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"On ne demande que ça" : dans les Ardennes, les agriculteurs veulent être payés au juste prix

La rédaction de TF1info | Reportage TF1 : Vincent Dietsch, Vincent Rucly
Publié le 17 février 2022 à 17h24
JT Perso

Source : JT 13h Semaine

Des opérations de mobilisations ont eu lieu dans l’Hexagone ce jeudi pour maintenir la pression sur les négociations commerciales.
Celles-ci sont en train de s’achever avec les grandes distributions.

Ils se battent pour gagner plus. Une étiquette verte pour les produits vendus aux bons prix, et une étiquette rouge pour les prix trop bas. À Sedan, les agriculteurs des Ardennes n’ont pas fait dans le détail ce jeudi matin dans différents hypermarchés, avec comme seul barème, leur coût de production. "On estime que le prix du lait vendu aux clients doit être au tour de 64 centimes pour être rémunérateur pour la filière", explique Renaud Chatry, président du centre départemental des jeunes agriculteurs Ardennes.

"Je ne suis pas au Smic sur mon élevage"

"Sur un produit fini à 25 euros, je n'en capte que 4", explique Luc Wery, éleveur de race à viande à Puiseux (Ardennes). Depuis 20 ans, il s'occupe avec passion de vaches Salers, mais pour une rémunération de plus en plus faible, surtout ces derniers mois. "Les engrais ont pris 300%, le fioul 100% d'augmentation aussi. Aujourd'hui, on est payé entre 3,50 euros et 4 euros le kilo. Il faudrait qu'on est 4,8 - 5 euros du kilo de carcasse pour pouvoir toucher un Smic, un Smic et demi", déplore-t-il au micro de TF1. "Je ne suis pas au Smic sur mon élevage", ajoute-t-il.

Pourtant, une loi a été votée pour que les produits agricoles soient vendus en respectant les coûts de production. "On ne demande que ça, juste la rémunération de notre travail. Sur le papier, c'est très bien sauf que dans les faits, ce n'est pas appliqué", constate Renaud Chatry.

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Les consommateurs, eux, sont partagés entre prix et qualité. "Nous, on essaye d’acheter français. Même si c’est plus cher, on achète français" affirme un couple. "C’est vrai que ça a beaucoup augmenté quand même, alors qui prend sa marge ?", se demande une cliente. Pour le patron, c’est la conjoncture qui est la cause de cette situation. 

Tout le monde est d’accord en revanche, qu’il faut aider les agriculteurs pour qu’ils ne disparaissent pas.


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