La pêche connaît une énorme difficulté en ce moment. Les familles de pêcheurs ont un dernier espoir, l'application dès ce mardi des mesures de rétorsion annoncées par Paris contre la Grande-Bretagne.

Ce samedi matin encore, la pêche est très maigre pour Jérôme. Matelot depuis neuf ans, il vit aujourd'hui sa période la plus compliquée. En quelques semaines, il dit avoir perdu plus de 50% de son chiffre d'affaires. Le bilan est sans appel. En dix ans, le petit port de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) a perdu plus de la moitié de ses pêcheurs. Pour continuer son activité, Jérôme espère très prochainement obtenir sa licence pour pêcher dans les eaux anglaises.

Un peu plus loin, nous rencontrons Pierre-Marc. En plus du manque de poissons, il est confronté aujourd'hui à une difficulté supplémentaire : la flambée du prix du gasoil et ses conséquences directes sur la vie de ses équipiers.

L'activité est au ralenti. Cela se ressent d'ailleurs sur les étals. Ce samedi matin, pas de soles ni de cabillauds, au grand désespoir des clients. Valérie est femme de pêcheur. Il lui reste encore quelques crabes à vendre, mais avec une pêche divisée par trois aujourd'hui, sa petite entreprise familiale est en danger. Plus de la moitié des aubettes sont fermées faute de poissons et d'autres viennent même d'être vendues.


La rédaction de TF1info

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