La flambée des prix de l'énergie

Prix de l'énergie : l'angoisse des entreprises qui utilisent une chambre froide

TF1 | Reportage Céline Blampain. Eric Nappi
Publié le 5 octobre 2022 à 16h00
JT Perso

Source : JT 20h Semaine

Le bouclier tarifaire dont bénéficient les particuliers ne sera appliqué aux professionnels qu'à partir du 1er janvier 2023.
En attendant, certains reçoivent des factures si élevées qu'elles mettent en péril leurs activités.

Il aimerait faire des économies d'énergie, mais chez Marc Lawson, co-gérant de la poissonnerie Les Dauphins à Grenoble, les machines à glace, comme la chambre froide tournent en permanence. "Même quand on n'est pas là, ça reste allumé 24h sur 24 car c'est du poisson. Donc avec l'augmentation des tarifs, y'a rien à faire sur une chambre froide", déplore-t-il. 

Avec un chiffre d'affaires inférieur à un million d'euros, ce commerçant est pour le moment inéligible au bouclier tarifaire. L'augmentation de sa facture d’électricité sera plafonnée à 15 % en 2023. Mais il redoute quand même de devoir augmenter ses prix car les clients ne sont plus au rendez-vous.

Ça va devenir très compliqué

Même inquiétude chez Maxime Lafranceschina, primeur et gérant de Les Halles Charly, à Seyssinet-Pariset, dans l'Isère. Ce marchand de fruits et légumes ne peut pas non plus se passer de la chambre froide. "On est des petites structures : les métiers alimentaires indépendants comme le nôtre n'ont pas les moyens d'avoir un générateur ou un groupe électrogène comme les grands magasins. Ça va devenir très compliqué", prévient-il. Ce que ce commerçant redoute par-dessus tout, ce sont les possibles coupures d'hiver qui pourraient être fatales à son activité. Les professionnels de la chaîne du froid sont en pleine tourmente.

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Nicolas Bret, gérant de Magner Le Moment M, un grand traiteur qui compte 70 salariés à Irigny dans le Rhône, n'est quant à lui pas éligible au bouclier tarifaire. Une augmentation de 300 % en 2023 pourrait mettre en péril son équilibre financier. "Le groupe dépense à peu près en énergie 220.000 euros. Ça va passer entre 300 et 350.000 euros.  150.000 euros pour une société comme nous, c'est énorme. C'est de la marge en moins, donc il faut nous aider", explique-t-il. Selon le Medef, 11 % des entreprises envisagent de réduire leur production en 2023 à cause du coût de l'électricité.


TF1 | Reportage Céline Blampain. Eric Nappi

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