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VIDÉO - EDF forcé de vendre à bas prix : Agnès Pannier-Runacher défend "une mesure pour les Français"

I.N
Publié le 27 janvier 2022 à 21h41, mis à jour le 27 janvier 2022 à 23h40
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Source : TF1 Info

Plus de 40% des salariés d'EDF ont fait grève mercredi 26 janvier pour protester contre les mesures gouvernementales.
Pour lutter contre la hausse des prix, l'exécutif a demandé à EDF de vendre davantage d'électricité à bas prix.
Invitée de LCI, la ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a défendu une mesure de protection des Français.

Gronde à EDF. Afin de limiter la facture d'électricité des Français lors des prochaines semaines, le gouvernement a demandé au groupe de vendre davantage d'électricité à bas prix. Une manière pour l'exécutif de protéger le pouvoir d'achat de la population, mais qui a provoqué la colère d'une partie des salariés d'EDF. Mercredi 26 janvier, plus de 40% d'entre eux étaient en grève. Ils craignent pour la santé de leur entreprise.

Même le PDG d'EDF, Jean-Bernard Lévy, n'a pas caché sa colère. Dans un message interne, il a évoqué un "véritable choc" après l'annonce de cette mesure, qu'il a "combattue". Invitée de LCI ce jeudi, la ministre déléguée chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a rappelé que l'État était décisionnaire. "EDF est un service public, et nous sommes le régulateur de ce service public", a-t-elle affirmé (voir vidéo en tête de cet article). "En tant que régulateurs, nous avons pris nos responsabilités."

"Le bas prix doit aller directement au consommateur"

La demande faite à EDF d'augmenter ses ventes d'électricité à bas prix "est une mesure pour les Français", a-t-elle insisté, balayant les craintes de mauvaise santé du groupe. "Nous ne mettons pas en difficulté EDF, parce que nous sommes l'actionnaire principal à hauteur de 85%", a poursuivi Agnès Pannier-Runacher. "Lorsque nous faisons cet effort, nous le faisons en responsabilité. L'État-actionnaire est aux côtés d'EDF."

La ministre a également assuré qu'EDF ne perdrait pas d'argent en vendant davantage à bas prix. "Nous parlons d'une énergie nucléaire dont le coût de revient est estimé à 42 euros", a-t-elle détaillé. "Nous avons proposé à EDF de vendre cette énergie à 46 euros. Ils ne vendent donc pas à perte, comme on l'entend parfois."

Face à la hausse des prix, les intermédiaires sont, eux aussi, invités à des efforts pour ne pas peser sur la facture des Français. "Cette énergie va être fournie par des intermédiaires, dont la Commission de régulation de l'énergie (le gendarme du marché, NDLR) a très clairement dit qu'il n'était pas question de faire de la marge", a conclu Agnès Pannier-Runacher. "Le bas prix doit aller directement au consommateur."


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