La ristourne gouvernementale sur les carburants va baisser significativement à partir de ce mercredi 16 novembre.
Pour remplacer ce mécanisme, l'exécutif planche sur une aide plus ciblée.
Le ministre délégué en charge des Comptes publics, Gabriel Attal, en a dessiné les contours, ce lundi sur LCI.

Trouver le bon équilibre. Dès mercredi, la ristourne gouvernementale sur le carburant va baisser. Jusque-là de 30 centimes par litre, elle va être ramenée à 10 centimes. Cette remise va, à son tour, s'achever à la fin de l'année. "La vérité, c'est qu'on ne peut pas se payer une ristourne à vie", concède Gabriel Attal ce lundi sur LCI. Celle-ci a coûté à l'État "plus de 7 milliards d'euros cette année", précise-t-il. "On l'a prolongée de quinze jours parce que beaucoup de Français ont eu des difficultés pour s'approvisionner en essence à cause des grèves", rappelle le ministre délégué en charge des Comptes publics, chiffrant le surcoût à "440 millions d'euros". De plus, cette aide généralisée "finance aussi des personnes de pays voisins qui viennent faire le plein en France au frais du contribuable français et, de manière totalement indiscriminée (sic), des gens qui en ont besoin et d'autres non", continue-t-il. 

Une aide "conditionnée à plusieurs critères"

Alors, dans un contexte d'inflation galopante, l'exécutif tente de trouver le meilleur compromis. L'objectif est de faire en sorte de "dépenser moins et gagner plus", résume l'ancien porte-parole du gouvernement. "On doit basculer vers des dispositifs plus ciblés. C'est ce qu'a annoncé le président de la République avec une aide pour les gros rouleurs et les gros bosseurs", estime-t-il. "Ce sont les Français qui utilisent leur voiture pour aller travailler, qui souvent ont du mal à joindre les deux bouts" qui bénéficieront de cette nouvelle remise, détaille-t-il. 

On veut accompagner les Français qui travaillent
Gabriel Attal

Si le dispositif n'est pas encore complètement arrêté, Gabriel Attal en a esquissé les contours. "Il ressemblera beaucoup à la disposition que le gouvernement avait prévu pour l'été dernier", indique-t-il. "On avait déjà une aide ciblée pour le carburant. Finalement, on l'avait mise de côté pour prolonger la ristourne", ajoute-t-il. Concrètement, l'accession à ce mécanisme sera "conditionnée à plusieurs critères". Tout d'abord, le ministre évoque "le fait de travailler" car "on veut accompagner les Français qui travaillent, qui ont besoin de leur voiture pour avoir des revenus d'activité". Il faudra également "avoir un numéro de carte grise" et "être dans des catégories populaires ou des classes moyennes".  

"Tout cela sera défini et précisé dans les prochaines semaines. Mais cela sera très simple", assure l'ancien conseiller municipal de Vanves. "Il suffira de se rendre sur un site internet, de rentrer son numéro de télédéclarant, son numéro de carte grise. Cela permettra de voir si vous travaillez, si vous êtes dans les niveaux de revenus qui permettent d'accéder à l'aide. Ensuite, vous recevrez directement l'aide sur votre compte bancaire, au bout de quelques jours", explique-t-il. "Une enveloppe autour d'1,5 ou 1,6 milliard d'euros" sera consacrée à cette aide, conclut-il.


M.G

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